Dépasser l’indécision, Pensez positif, Philippe Brinster

28062007

C’est à travers l’action que l’on se dévoile et l’on s’expose ; c’est à travers l’action que l’on s’engage véritablement. Elle a ceci de dramatique qu’elle est irréversible. Une fois l’acte posé, il n’est plus possible de revenir en arrière ou de faire comment si cela ne s’était rien passé.

Pour ne pas nous sentir trop coupables de notre immobilisme, nous lui trouvons de bonnes raisons.

 

 Voici les principales excuses :

-          Ça ne me dit rien pour l’instant

-          J’ai l’impression que ça va être difficile, pénible.

-          Je préfère ne rien faire que de risquer d’échouer

-          Mieux vaut ne rien faire que quelque chose d’imparfait

-          De toutes façons, ça ne m’amènera à rien de bon

-          Il faut absolument que je m’y mette

-          Je ne vais pas me laisser marcher sur les pieds

-          Au fait, pourquoi ai-je décidé de faire cela ?

Beaucoup d’indécis sont convaincus qu’ils doivent être portés par les ailes de l’enthousiasme et de l’inspiration avant de pouvoir passer à l’action. Ils pensent qu’ils doivent avoir envie, que ça doit venir tout seul, naturellement. Et ils attendent que « ça » vienne. Quel est le résultat de leur attente ? Encore plus d’attente, encore plus de doutes, et pour finir ils abandonnent.

Pourtant si nous opérons un retour dans notre passé, nous allons trouver tellement d’exemples où la motivation n’a pas cédé à l’action. Ne serait-ce que dans notre enfance, souvenons nous de toutes ces activités que nous avons accepté plus ou moins  à contre cœur par obligation, et qui en cours de chemin se sont révélées tellement intéressantes que nous y avons pris goût, nous les avons adoptées, nous en avons redemandé. Qu’est ce exactement ? Un sport ? Un nouveau jeu ? Un voyage à l’étranger ? La rencontre de nouvelles connaissances ? A contrario, n’avons-nous jamais été déçu par une aventure alléchante dans laquelle nous nous étions engagés tête baissée ?

Pour triompher de l’inertie et aller de l’avant, mieux vaut ne pas attendre l’apparition de la fée inspiration. En tant qu’adulte, nous n’avons personne pour nous pousser au derrière.

Quand nous avons décidé quelque chose, faisons-le dès que possible, que le cœur nous en dise ou non. Lorsqu’une tâche nous semble rébarbative au départ, notre aversion s’estompera au fur et à mesure de son exécution. De toutes façons il est toujours plus gratifiant de s’engager dans une activité même pénible que de stagner à ne rien faire.

 

Le mythe de la facilité :

 Que le chemin soit parsemé d’embûches et les plus pusillanimes renoncent en prétextant que le jeu n’en vaut pas la chandelle.

Résoudre des problèmes, affronter des difficultés, voilà de saines activités qui portent en elles-mêmes leur : lot de satisfaction même quand elles semblent détestables avant qu’on s’y engage.

Il y a une bonne façon de se guérir du mythe de la facilité : se documenter, lire la biographie de personnalités qui nous ont inspiré, relever la somme de courage et d’efforts qu’elles ont dû déployer pour parvenir à leurs fins. Nous constatons alors qu’elles ont dû supporter des revers éprouvants avant de triompher (…)

 

Les fausses obligations :

 Plus on se dit qu’on doit faire quelque chose qui ne nous emballe pas et plus on a envie de le remettre à plus tard.

Il est difficile de nous forcer à accomplir quelque chose dont on n’a pas envie, même pour les meilleures raisons du monde. Les ordres péremptoires du genre : « il faut impérativement », « je dois absolument », sont trop teintés de moralisme ou d’autoritarisme pour ne pas réveiller en nous des sentiments de résistance et de rejet.

Il suffit pour cela de reformuler nos soi-disant obligation dans un langage moins contraignant du genre : « il serait bon que… », « il serait fort utile que… »

 Apprenons à nous fixer des objectifs sans nous adresser d’injonction.

 

 Remise en question :

 Est-il vraiment si utile que nous entreprenions cette tâche ? Ses avantages l’emportent-ils nettement sur ses inconvénients ? Au fait, qui en a pris à l’origine la décision ? Est-ce nous, ou nous sommes-nous laissé convaincre parce que nous ne savons pas dire non ?




Surmonter la procrastination

28062007

Surmonter la procrastination

 

Steve Pavlina

 

La procrastination, défaut du comportement consistant à effectuer son travail au tout dernier moment, devient un problème majeur quand elle s’applique à votre propre travail. Parmi les symptômes courants, on retrouve des opportunités manquées, des heures de travail surchargées, du stress, de l’accablement, du ressentiment, de la culpabilité… Cet article explorera les causes profondes de la procrastination et vous donnera quelques méthodes pratiques afin de la surmonter.

Premièrement, le fait de penser que vous *devez absolument* faire quelque chose est une des principales causes de la procrastination. Quand vous vous dites que vous *devez* faire quelque chose, vous sous-entendez que vous y êtes forcés, ce qui va donc automatiquement induire du ressentiment et de la rébellion face à la tâche. La procrastination agit alors comme un mécanisme de défense qui empêche cette douleur de s’approcher. Si le projet se termine par une vraie deadline, alors quand celle-ci approche, la sensation de douleur associée à la tâche disparaît au profit de celle beaucoup plus grande qui viendra si vous ne commencez pas immédiatement.

La solution à ce blocage psychologique est de prendre conscience et accepter que tout est affaire de volonté : vous n’avez pas à faire quelque chose que vous n’avez pas choisi. Même si cela peut entraîner de sérieuses conséquences, vous êtes toujours libres de choisir. Personne ne vous force à mener vos affaires comme bon vous semble. Toutes les décisions que vous avez prises le long de votre parcours vous ont amenés là où vous en êtes maintenant. Si vous n’aimez l’endroit où vous avez atterri, vous êtes libres de prendre des décisions différentes, et de nouveaux résultats suivront. Même les plus grands amateurs de procrastination ont des domaines dans lesquels ils n’usent jamais de leur talent. Peut-être n’avez-vous jamais loupé votre émission favorite, ou que vous avez réussi à visiter de manière quotidienne votre [Cafzone] chérie. Dans chaque situation, la liberté de choix vous appartient complètement. Donc si vous commencer à repousser ce programme que vous *devez* faire cette année, prenez conscience que vous choisissez de le faire de plein gré. La procrastination devient moins évidente quand elle s’attaque à des tâches que vous avez ouvertement et librement choisi d’entreprendre.


Deuxièmement, penser à la tâche à accomplir comme à un grand tout indivisible que vous devez terminer vous amènera à la différer quasi-systématiquement. Quand vous vous focalisez sur l’idée de finir une tâche pour laquelle vous ne pouvez même pas clairement visualiser les étapes qui conduisent à son achèvement, vous mettez en place un sentiment d’accablement. Vous associez alors ce sentiment pénible à la tâche et faites en sorte de maximiser les délais. Par exemple, si vous dites « Je dois sortir un nouveau jeu cette année », ou encore « Il faut que je corrige ce bug », vous allez vraisemblablement vous sentir accablés et remettre ce travail à plus tard.

La solution est de penser à commencer une petite partie du boulot au lieu de ressasser mentalement que vous devez finir le travail complètement. Remplacez « Comment je vais bien pouvoir finir ça ? » par « Par quel morceau puis-je commencer immédiatement ? » Si vous recommencez ainsi assez souvent, vous allez finir par l’achever, ce boulot. Par exemple, si une des tâches que vous voulez faire cette année est de refaire votre site internet, penser que vous devez finir ce projet d’un coup vous conduira à l’accablement et donc à différer le boulot. Au lieu de cela, demandez-vous plutôt comment vous pouvez entamer une petite partie. Peut-être pouvez-vous commencer par jeter quelques idées sur le papier et établir une liste des objectifs que votre nouveau site doit remplir. En répétant ce schéma de pensée un nombre suffisant de fois, vous arriverez enfin à entamer l’ultime partie de votre projet qui conduira à son achèvement.


Un troisième type d’erreurs est de croire que ce qui vous conduit à la procrastination est le perfectionnisme. Penser que vous devez sortir l’application parfaite, ou le site parfait vous conduira probablement à ne jamais démarrer quoi que ce soit. Croire que vous devez faire quelque chose de parfait induira du stress et associera ce stress à la tâche, autrement dit, quelque chose que vous voulez éviter. Vous finirez par la repousser le plus possible, afin de construire une issue de secours à ce piège mental : Maintenant qu’il n’y a plus assez de temps pour rendre un travail parfait, vous êtes hors de cause car vous vous dites que vous auriez sûrement pu être parfaits si vous en aviez eu le temps. Mais s’il n’y a pas de deadline spécifique, ce schéma vous conduira à la différer ad vitam aeternam. Si vous n’avez jamais commencé à écrire ce programme dont vous avez toujours pensé qu’il était fait pour vous, se pourrait-il que ce perfectionnisme vous ait conduits à ne jamais l’avoir commencé ?

La solution à ce pseudo-perfectionnisme est de se donner la permission d’être… humain. Pouvez-vous citer un logiciel que vous considérez comme *parfait*, dans tous les sens du terme ? Permettez-moi d’en douter. Il faut réaliser qu’un boulot imparfait mais terminé aujourd’hui est toujours supérieur à un job théoriquement parfait mais toujours sur papier. Ce perfectionnisme est aussi étroitement lié au fait de penser au travail comme à un grand tout. Remplacez cette grosse et unique tâche à accomplir parfaitement par de petites étapes imparfaites dans votre esprit. Votre premier brouillon peut être très grossier, de toute manière vous êtes libres de l’améliorer encore et encore.


Un quatrième blocage mental est d’associer à une tâche la sensation de privation. Autrement dit, vous croyez qu’entreprendre un projet vous privera de la plupart des plaisirs de la vie. Afin de réaliser ce projet, devrez-vous mettre le reste de votre vie entre parenthèses ? Est-ce que vous vous dites que vous devrez mettre fin à toute vie sociale, travailler de longues heures, ne plus voir vos proches, et n’avoir aucun moment de détente ? Ça ne risque pas de vous motiver, hein, et pourtant bon nombre de personnes le font, en particulier les programmeurs. Imaginer une longue période de travail ardu et solitaire sans aucun moment de plaisir est la voie royale vers la procrastination.

La solution à cette privation mentale est simplement d’agir en sens inverse : mettre en place les moments de détente en premier, et organiser son temps de travail autour de ceux-ci. Ça peut sembler contre-productif, mais cette méthode inversée fonctionne très bien. Décidez par avance pour chaque semaine quels moments vous consacrez à vos proches, à votre détente, aux activités sociales, hobbies… Faites-vous plaisir au maximum. Puis limitez la portion de temps consacrée au travail aux heures non attribuées. Les meilleurs travailleurs, et ce, dans n’importe quel domaine, semblent être ceux qui prennent plus de détente et travaillent moins que les drogués du travail. On a montré que le temps de travail optimal pour la plupart des programmeurs oscillait entre 40 et 45 heures par semaine. Travailler plus longtemps que cela a d’ailleurs un effet tellement négatif sur la productivité et la motivation qu’au final, moins de travail est abattu. Qu’arriverait-il si vous ne vous autorisiez qu’un certain nombre d’heures de travail par semaine ? Que je venais vous dire : « Vous n’avez droit qu’à 10h/semaine » ? Votre sentiment de privation serait inversé, n’est-ce pas ? Au lieu de percevoir le travail comme une entrave à votre plaisir, vous percevriez plutôt la privation de travail. Vous remplaceriez alors « Je veux jouer » par « Je veux travailler », votre envie de travailler exploserait et toute trace de procrastination disparaîtrait.

Je vous recommande aussi fortement de ne rien faire pendant un jour complet de la semaine. Cela permettrait de vous ressourcer réellement et vous rendrait plus impatient de débuter la semaine. Avoir la garantie d’un jour de congé augmentera votre envie de travailler et vous rendra moins enclin à la procrastination. Si vous savez que demain, c’est votre jour de repos, vous repousserez moins le travail car vous ne vous payerez pas le luxe de le voir empiéter sur vos congés. Alors que quand vous pensez que tous les jours de la semaine sont des jours de labeur, le travail semble sans fin, et vous vous répétez sans cesse « Je devrais travailler ». Ainsi, votre cerveau utilise la procrastination comme une technique qui vous garantit un minimum de plaisir dans votre vie.


Pour des tâches que vous remettez constamment à plus tard, je recommande la méthode du lancement en 30 minutes chrono. Voici le principe : Tout d’abord, sélectionnez une partie du boulot sur laquelle vous pouvez bosser en une demi-heure. Puis choisissez une récompense que vous vous donnerez immédiatement après. La récompense est garantie si vous ne mettez en jeu que la dimension temporelle ; elle ne doit pas dépendre d’un objectif à atteindre. Comme exemples de récompense, on peut retrouver le fait de regarder son show TV favori, voir un film, manger des friandises, sortir avec des amis, se promener, bref n’importe quoi pourvu que vous trouviez cela agréable. Comme la durée du travail est très courte, vous focaliserez votre attention sur le plaisir immédiat à la place de la difficulté de la tâche. Peu importe combien ce boulot est déplaisant, il n’y a quasiment rien que vous ne puissiez endurer pendant seulement 30 petites minutes si la récompense derrière est suffisamment attirante.

Quand vous utiliserez cette méthode, vous verrez peut-être l’apparition d’un phénomène intéressant. Vous continuerez probablement votre travail au-delà de ces 30 minutes. Vous serez si concentrés sur une tâche, même difficile, que vous voudrez en fait la continuer. Avant même de le réaliser, vous y aurez passé une heure, si ce n’est plus. La certitude de la récompense est toujours présente, donc vous savez que vous pourrez vous l’octroyer quand bon vous semblera. Une fois au coeur de l’action, vous ne vous inquiéterez plus de la difficulté de cette tâche mais plutôt de finir la partie actuelle qui recueillera alors toute votre attention.

Quand VOUS déciderez d’arrêter de bosser, prenez votre récompense et jouissez-en pleinement. Puis planifiez une autre période d’une demi-heure de boulot avec une autre récompense à la clef. De cette manière, vous associerez de plus en plus le plaisir avec ce travail, sachant que vous serez immédiatement récompensés. Travailler pour une récompense à long terme et incertaine est loin d’être aussi motivant que de travailler pour son plaisir à court terme. En vous récompensant uniquement sur une base temporelle au lieu de vous donner des objectifs précis, vous aurez de plus en plus envie de travailler sur ce projet et finirez par le terminer.


L’écriture de cet article [NdT: ainsi que sa traduction] est un bon exemple de l’application de ces différentes techniques. J’aurais pu me dire « Je dois finir cet article de 2000 mots, et ce doit être parfait ». Au contraire, en premier, je me suis rappelé que je ne *devais* rien ; j’ai librement choisi d’écrire cet article. Puis j’ai pris conscience que j’avais plein de temps pour faire du bon boulot, et donc que je n’avais pas besoin d’être parfait car si je commençais suffisamment tôt, j’aurais plein de temps pour effectuer des corrections. Je me suis aussi dit qu’à force de commencer, j’arriverai à le terminer. Prendre mon repas était ma récompense. Je savais qu’au bout de 30 minutes de travail, je pourrais manger, et comme j’avais faim à cette heure-là, c’était une bonne motivation pour moi. Ça m’a pris quelques minutes pour décider du sujet, et j’ai passé le reste de la demi-heure à écrire quelques idées et à mettre à plat les grandes lignes. Quand le temps imparti a été écoulé, j’ai arrêté et me suis mis à table. C’était vraiment comme si je venais de *gagner* ce repas.

Le matin suivant, j’ai toujours utilisé cette stratégie des 30 minutes, en me donnant le petit déjeuner comme récompense. Néanmoins, j’étais tellement à mon travail que j’écrivais encore 90 minutes plus tard. Je savais que j’étais libre de m’arrêter à n’importe quel moment et que ma récompense m’attendait, mais ayant surmonté l’inertie de départ, la tendance naturelle était de continuer à bosser. Du coup, j’avais effectivement inversé le problème de procrastination en continuant à travailler et en différant l’heure de ma gratification ! Le résultat est que je finissais mon article assez tôt et que j’ai bien sûr mangé mon petit déjeuner ensuite.


J’espère que cet article vous a aidés à mieux cerner les causes de la procrastination et les manières de la vaincre. Il faut prendre conscience que la procrastination est causée par l’association d’un sentiment de pénibilité, ou non-plaisir, avec le boulot à accomplir. Une manière de la combattre est de simplement réduire cette pénibilité, et d’augmenter le plaisir que vous associez au fait de commencer un travail, afin de surmonter l’inertie de départ. Enfin il faut se rappeler qu’il est beaucoup plus difficile de se préparer mentalement à avaler un gros gâteau d’une seule traite que de le finir en l’entamant morceau par morceau.

Source de l’article : http://jbkechi.club.fr/lerige/procrastination.htm

 







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