Les therapies comportementales & cognitives

28062007

Ce sont des exercices individuelles ou de groupes de 30 à 45 min .
L’exposition diminue l’angoisse au bout de entre 20 et 40 min.Les exercices doivent être complet : sans évitements subtils, évitement du regard, silence…

Exemple de TCC :

- Hiérarchiser les situations du plus facile (pas d’anxiété) au plus difficile (anxiété très forte).

- Préparer la confrontation avec ces situations. - Évaluation des résultats : qu’est ce qui a marché, qu’est ce qui est à revoir ?

- Je suis timide, où, quand, avec qui, en faisant quoi ?

O correspond à l’absence d’angoisse

10 correspond à l’angoisse majeur, proche de la panique et évitement complet

5 correspond à l’anxiété significative mais encore supportable et à une tendance à éviter assez fréquemment.

 

Exprimer votre taux d’anxiété et d’évitement pour chaque situation

- Aller au cinéma et faire la queue

- Signer un chèque sous le regard d’1 personne

- Demander des renseignements assez longs dans un magasin

- Bavarder avec ses voisins dans l’immeuble

- Accepter des invitations à dîner

Prendre la parole plusieurs min devant 1grpe de pers

- Oser inviter 1collègue au ciné ou au restau


Les thérapies comportementales et cognitives

« Psychologie de la peur » Christophe André

Il existe plusieurs types possibles d’expositions, que nous détaillerons à nouveau en abordant chaque type de phobie, plus loin dans cet ouvrage. Le but commun à toutes ces expositions est de « désensibiliser » la personne à leur peur, en lui inoculant avec son accord de « petites doses » de peur, tout comme on désensibiliserait une personne allergique.

 

Les expositions situationnelles : (les plus classiques)

Le patient est invité à confronter ce qu’il redoute, ex : prendre un exposé en public, prendre un ascenseur…

D’où le caractère très concret et vivant des TCC, qui conduisent aux patients et thérapeutes à descendre régulièrement sur le terrain, dans l’arène des peurs. Il est fréquent en effet que le thérapeute soit amené à sortir du cabinet pour accompagner le patient sur les lieux d’exposition : un chenil, un pont, un grand magasin…

C’est même souhaitable en début de thérapie. L’exposition accompagnée présente en effet de nombreux avantages : elles permet au thérapeute de vérifier sur place comment se comporte son patient face à la peur,elle lui offre aussi une occasion de travailler sur les réactions « à chaud » en situation de peur. (…)

 

Les expositions intéroceptives :

L’ensemble des sensations physiques venant du corps. Beaucoup de personnes phobiques redoutent en effet de commencer à ressentir ces sensations, signes avant – coureurs d’une montée de panique. Ces sensations physiques sont associées à un réflexe conditionné de peur : c’est ce que l’on nomme « phobie intéroceptive ». le thérapeute va chercher à déclencher ces sensations physiques en séance pour apprendre au patient à les supporter sans angoisse, et à les maîtriser : on propose au patient d’hyper ventiler (respirer très rapidement et profondément pendant plusieurs minutes), on le fait tourner rapidement sur un fauteuil

 

Les expositions en imagination :

Elles sont adaptées aux patients dont l’angoisse est trop forte pour qu’ils puissent se confronter directement à leurs peurs. Dans ce cas, avant de passer aux expositions in vivo, on leur propose une désensibilisation en imagination,dite encore « désensibilisation systématique ».
Elle consiste à affronter progressivement, en imagination et sous relaxation, la situation phobogène, préalablement décomposée en étapes de valeur anxiogène croissante. Le sujet est allongé, les yeux fermés, et alors qu’il est relaxé, il commence à s’imaginer progressivement dans les situations qu’ils redoute. Ce qui déclenche souvent (mais pas toujours) une montée réflexe de peur. (…) En raison de sa longueur et de sa lourdeur, elle tend être actuellement délaissée au profit de techniques d’exposition in vivo.
Mais elle garde son intérêt dans le cas de phobies ou la charge de peur est très forte et ou les confrontations ne sont pas immédiatement possibles. Elle doit de tout façon être suivie par de véritable exercices d’expositions, in vivo.


Les expositions imagerie virtuelle :

Les expositions in vivo ou accompagnées sont parfois difficiles dans le cas de certaines phobies, comme celle de l’avion. C’est pourquoi les techniques d’imagerie virtuelle suscitent un grand intérêt chez les comportementalistes : équipant correctement les patients, ils va devenir possible de leur faire vivre les sensations redoutées, en restant sur place. Ces thérapies ont déjà testées avec succès auprès de patients acrophobes, ayant peur du vide ou des hauteurs, auprès de patients arachnophobes phobiques de l’avion ou phobiques sociaux. Pouvant s’avérer suffisantes pour certaines patients présentant des phobies modérées; des thérapies par imagerie virtuelle peuvent dans tous les cas servir de préparation aux TCC « pour de vrai »


L’exposition doit être longue :

Il faut rester dans la situation angoissante pendant un temps suffisamment long pour voir sa peur commencer à diminuer (…) Les exercices d’exposition peuvent donc difficilement durer moins de 45min. Je recommande à mes patients, lorsqu’ils les effectuent eux mêmes,de toujours prévoir une heure ou deux devant eux. (…) les travaux expérimentaux sur le déroulement montrent en effet que si la personne reste suffisamment longtemps confrontée à la situation redoutée, sa frayeur finit toujours par diminue notablement. (…)

 

L’exposition doit être complète :

Il ne faut pas qu’il y ait, pendant l’exposition, d’évitements dits « subtils ». Chez les phobiques sociaux par exemple, beaucoup parler, pour éviter un silence et supporter alors un regard observateur sur soi. Il existe bien évidemment une infinité. Chaque personne phobique doit apprendre à repérer ces petits trucages inconscientes qui risquent d’altérer l’efficacité des exercices.

 

Les expositions doivent être répétées :

Pour traiter efficacement une très grande peur, une fois ne suffit pas, et les exercices être régulièrement recommencés. C’est cette répétition qui fera que peu à peu l’intensité et la durée de la peur baisseront, et ce durablement, parce que vos efforts auront un impact biologique, au travers de la neuroplasticité, cette reconfiguration de vos synapses cérébrales.

Au fur et à mesure des expositions, l’anxiété montera moins haut et durera moins longtemps

N’oubliez pas : vous devez peu à peu apprendre à votre cerveau émotionnel qu’il n’y a pas de danger. (…)
(…) Vous avez à « user » la réaction conditionnée de peur (…)

 

L’exposition doit être progressive :

On recommande dans la plus part des cas de commencer par s’exposer progressivement à des situations de difficulté croissante. Inutile de se faire violence et de se sentir perdre pied : cela serait alors contre-productif. Si cela vous arrivait, cela voudrait dire que vous avez visé trop haut, et qu’il faut vous fixer un objectif plus modeste. Vous devez en effet établir une liste d’objectifs, qui représenteront autant d’étapes à franchir les unes après les autres (…)

(…) Comme l’écrivait Mark Twain : »On ne se débarrasse pas d’une habitude en la flanquant par la fenêtre, mais il faut lui faire descendre l’escalier marche par marche… » (…)

 







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