Choisir le bon thérapeute

29082007

Extraits de L’estime de soi, Christophe André

(…) Vous devez savoir que « psychothérapeute » ne sous-entend pas, du moins pour l’instant, « diplôme officiel », à la différence d’un titre de psychiatre ou de psychologue. N’importe qui peut donc se proclamer psychothérapeute et s’installer comme tel. Le diplôme n’est pas une garantie, certes, et nous connaissons de bons thérapeutes qui ne sont ni psychiatres ni psychologues. Mais l’absence de diplôme vous donne le droit de poser des questions au thérapeute sur son expérience et sa légitimité.

 

* Les droits du patients :

En tant que patient, vous avez des droits inaliénables :

- Le droit d’être écouté : Si vous thérapeute ne vous écoute manifestement pas, et ce, de façon régulière (tout le monde peut être fatigué un jour !), s’il a trop souvent l’air pressé ou agacé par vos propos, posez-vous des questions sur sa capacité à vous aider.

- Le droit de recevoir des réponses aux questions que vous vous posez : à quelle école appartient le thérapeute ? Quels sont ses diplômes ? Quelles sont ses méthodes ? Pourquoi utilise-t-il telle ou telle technique ?

- Le droit de recevoir les meilleurs soins possibles en l’état des connaissances actuells. La psychothérapie, comme la médecine, comporte ce qu’on appelle une « obligation » de moyens, et non de résultats. Le thérapeute ne peut pas vous garantir la guérision. Par contre, il doit s’engager, s’il accepte de vous soigner, à faire de son mieux pour vous guérir.

*Les devoirs du thérapeute :

Voici quelques caractéristiques importantes, selon nous, pour tout bon thérapeute :

- Il ne vous embarque pas tout de suite dans une thérapie.

- Il vous explique comment il voit le problème

- Il vous explique comment va se passer la thérapie

- Il met au point avec vous des objectifs réalistes.

- Il accepte ou encourage vos questions et vos remarques

- Il ne cherche pas à devenir votre ami ou votre gourou

- Il ne se sent pas obligé de dire du mal des autres écoles de thérapie

- Il accepte que vous interrompiez la thérapie, sans essayer de vous culpabiliser ou de vous angoisser, mais après vous avoir donné son avis sur ce point

 




Choisir sa thérapie

28062007

Tiré du livre :

LA PSY mode d’emploi (en collaboration avec psychologies magazine)
Comment choisir son psy ? 50 thérapies au banc d’essai


TEST :

Face au nombres de psychothérapies, on ne sait pas tjrs laquelle choisir. Ce test vous permettra de choisir la ou les thérapies ou méthodes qui sont les mieux adaptés à votre problème.

1 – Selon vous, Moi =

Ce que je suis
Ce que je vis
Ce que je fais

2 – Des rêves, vous aimez particulièrement :

Les sensations qu’ils provoquent
Leur côté surréaliste
Leur langage codé

3 – Pour régler un problème il faut surtout et avant tout :

Dresser un plan d’attaque
Découvrir d’où il vient
Le ressentir, l’exprimer

4 – Selon vous, une thérapie c’est fait pour :

s’entendre
Entreprendre
Se comprendre

5 – Si la thérapie était en couleurs, elle serait :

Bleu et Blanc
Rouge et Jaune
Orange et vert

6 – Les thérapies n’existent pas ! Vous cherchez les réponses à vos questions dans :

Les arts martiaux
La philosophie
Le yoga

7 – Dans l’absolu, vous aimeriez surtout être plus libre :

Dans votre corps, vos émotions
Dans votre tête, vos sentiments
Dans vos comportements, vos actions

8 – Si la thérapie était une période de l’histoire, pour vous, elle serait :

Le temps des grandes conquêtes : partir à la découverte de nouveaux horizons
L’antiquité sous Platon : réunir le corps et l’esprit
Le Siècle des lumières : éclairer les zones d’ombre

9 – Vous avez un problème. Après une heure de discussion, vous avez le sentiment d’avoir été entendu(e) et compris(e) si :

Vous sentez apaisé(e), plus en harmonie avec vous même
Vous repartez confiant(e) à l’assaut de vos projets
Vous comprenez mieux les choses, tout est plus clair

10 – Vous attendez d’une thérapie qu’elle vous aide principalement à :

Vous harmoniser, vous exprimer
Oser, avancer avec plus d’assurance
Relativiser, prendre de la distance

 

RÉSULTAT DU TEST :

Majorité de 1 : Une thérapie pour vous dévoiler

Pour vous la thérapie c’est un outil visant à mettre un peu de lumière sur les zones d’ombre de votre passé, de votre vie (…) des situations conflictuelles qui perdurent ou encore des angoisses non élucidées et vous voulez prendre le temps de les défricher (…)

(…) Vous aimez saisir les indices issus des profondeurs de votre être, comme les rêves ou les lapsus… entrer en contact avec l’inconscient…(…)

(…) Être écouté par l’autre, sans trop d’interventions, vous permet de  vous écouter vous même et de remettre du lien entre les différents éléments de votre vie. Vous recherchez une sorte de face-à-face avec vous même, en présence d’un autre qui vous accompagnera dans ce travail avec discrétion et tact.

Pour vous : La psychanalyse freudienne, jungienne… ou les psychothérapies d’inspiration analytique.

Majorité de 2 : Une thérapie pour vous libérer

Vous semblez attendre d’une thérapie qu’elle vous permette de vous sentir unifié, entier, totalement vivant, vibrant même (…) Vous étouffez peut-être sous le poids de vos émotions tenaces que vous n’arrivez plus à maîtriser en essayant de les faire taire. Vous paraissez à présent ressentir le besoin d’évacuer les colères jamais exprimées, les larmes refoulées ou encore les peurs rationalisées qui vous empêchent de vivre pleinement aujourd’hui, en accord avec vous même…..(…) Vous accordez une grande importance à la dimension corporelle, à la puissance des émotions, et aux expressions diverses et variées des tensions intérieures…(…)

Pour vous : les approches psychocorporelles comme la Gestalt-thérapie, la bioénergie, la sophrologie ou des approches du type art – thérapie et psychodrame.

Majorité de 3 : Une thérapie pour vous recadrer

(…) Vous souhaitez vous concentrer exclusivement sur la ou les difficultés du moment, sans vous lancer, ni vous éparpiller dans une exploration exhaustive de vous même. Une fois le problème cerné, vous appréciez une aide visant à vous permettre de le surmonter, pas à pas.

Vous avez besoin de cadre pour ne pas vous laisser submerger et envahir par les angoisses et peurs inhérentes à toute progression dans la vie ! Recentrer, resituer, recadrer, planifier (…) Vous recherchez le concret et l’efficacité (…)

ce soutien clair et défini vous aiderait à trouver en vous-même de nouvelles ressources, une meilleure confiance en vous ou encore une plus grande créativité. Le but : dépasser l’épreuve et en ressortir plus fort, mieux armé pour la suite des choses…(…)

Pour vous : des approches comme les thérapies cognitivo – comportementales, ou plus encore le coaching et la PNL (programmation neurolinguistique)…

 

 

 Généralités : 

Les thérapies s’intéressent aux symptômes douloureux ou au développement de la personne, à ses ressources intérieures, ce sont des méthodes de traitement des problèmes psychiques et psychosomatiques, recourant à des moyens psychologiques.

La psychologie est l’étude des pensées et des émotions d’un être humain. Elles offrent aux patients une vision différente de sa souffrance, qui le libère de son enfermement ou lui ouvre des perspectives nouvelles.

Quand un patient consulte, c’est qu’une partie de lui ignore comment s’y prendre, alors qu’une autre lui murmure qu’il existe une solution.

La psychothérapie consiste à éclaircir les problèmes qui se posent entre nous et nous.

La vie, c’est aussi se confronter à des problèmes, traverser des moments difficiles.

La souffrance n’est pas une pathologie, elle fait partie de l’existence.

La peur de devoir tout changer :

Derrière cette incapacité à entrer en contact avec son mal être il y a aussi le refus de vouloir changer, la peur de rompre le fragile équilibre que l’on s’est construit ; l’idée qu’il va falloir tout changer, rompre ses engagements affectifs, professionnels; l’angoisse de découvrir un monstre à l’intérieur de soi… etc. (…) Autant de préjugés, le plus souvent inconscients, qu font hésiter devant la porte d’un psy.

Les psychologues orienteurs :

Thérapie longue ou brève ? Souvent, les psys ne peuvent pas répondre. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’ils ne connaissent pas « ce qui se fait ailleurs », par exemple, un professionnel de la PNL ignore souvent la pratique de son collègue gestaltiste.

Il y a une difficulté à choisir la thérapie qui convient : des milliers de gens vont s’allonger des années sur le divan d’un psychanalyste avant de s’apercevoir que ce n’est pas la bonne voie pour eux.
Tandis que , pendant ce temps, d’autres papillonnent de bioénergéticiens en Gestalt-thérapeutes, de PNListes en praticiens de l’hypnose ericksonienne pour se rendre compte, finalement qu’ils ont besoin d’une psychanalyse ou d’une thérapie plus longue.

Que du temps perdu er d’argent gaspillé ! De nombreuses erreurs d’aiguillage pourraient être évitées si l’on prenait le temps d’entendre la question, de peser la demande, d’y réfléchir. Un psychologue orienteur est alors le premier professionnel à rencontrer.
En un à quatre entretiens, il identifie la problématique de la personne.
Ayant mesuré les ressources personnelles et sociales dont elle dispose, il peut l’orienter vers la méthode adéquate.

Quelques conseils pour la consultation :

- Ne craignez pas d’être jugé(e) : Le thérapeute est là, d’abord pour vous écouter.

- Il n’y a pas de modèle déposé : Vous pouvez raconter votre histoire dans l’ordre qui vous convient.

- Soyez patient : N’attendez pas du psy qu’il vous propose d’emblée une solution à vos problème.

- Ni trop proche, ni trop loin : Pour beaucoup, le psy ouvre un espace dans lequel on peut tout dire, sans condition. Avec lui, on s’exerce à apprécier la juste distance.

- Le psy est « faussement ami ». C’est donc à l’intérieur d’un cadre plutôt rigide – régularité des séances, rituels propre à chaque technique, temps limité, coût financier – que se rencontre la plus grande des libertés. Un psy bien formé apprend à ne pas mettre ses humeurs, ses sentiments, sa personnalité en avant.

- Vous en voulez à votre thérapeute de parler trop pendant la séance ? :
Affirmez votre territoire.

- Vous en faîtes trop pour qu’il vous aime ? :
Comprenez alors quelle partie de vous, vous lésez

- Vous ne supportez pas de le quittez ? :
Apprenez avec lui à vous séparer de tous ceux que vous aimez.

- Grâce aux liens qui se nouent avec le psy, une thérapie permet de revisiter toutes les manières erronées ou saines que nous avons de nous lier aux autres.


  Ou trouver un psy ? Quels sont les tarifs ? 

Ou trouver un psy ?     

Dans les annuaires :
http://www.pagesjaunes.fr/]http://www.pagesjaunes.fr/

Le syndicat national de praticiens en psychothérapie :
http://snppsy.org

L’Association fédérative française des organismes de psychothérapie :
http://www.affop.org]http://www.affop.org

Des infos du magazine « psychologies
http://www.psychologies.com/cfml/homepage/index.cfm]http://www.psychologies.com/cfml/homepage/index.cfm


 Combien coûte une thérapie ?     

 

La psychanalyse :

Les chiffres varient entre 50 euro à 120 euro, pour des séances allant de dix minutes à une heure.
Le coût total d’une analyse est fonction de la fréquence des séances (deux à trois semaine en moyenne) et de la durée de la cure (de trois à dix ans et plus).

Peut on négocier le tarif des séances ?
Oui car les tarifs ne sont pas réglementés. Chaque psychanalyste évalue ses honoraires en fonction de sa formation, de sa réputation, de ses charges professionnelles et de vos revenus (n’oubliez pas ça).

Faut-il payer les séances manquées ?
En principe, oui. Pour la majorité des analystes, les séances manquées sont dues ou doivent être rattrapées, sauf si vous avez signalé votre absence vingt-quatre heures ou quarante-huit heures avant.
Pensez bien à évoquer ce point avec votre analyste, tout comme la question des séances manquées pour cause de vacances.

La Sécurité sociale prend-elle en charge la psychanalyse ?
Non. Sauf si l’analyste est en même temps médecin – psychiatre.

Les psychothérapies :

Ça coûte entre 35 euro 70 euro pour les séances de Sophrologie, Gestalt, rêve éveillé, hypnose éricksonienne, sexothérapie, thérapie comportementale et cognitive, art thérapie…

La première séance est elle gratuite ?
Il n’y a aucune règle
Ça dépends des thérapeutes et analystes qui considèrent que la première rencontre mérite salaire autant que les autres.
Pour éviter tout malentendu, il est préférable de poser la question dès la prise de rendez-vous.

Peut-on prévoir le coût d’une thérapie ?
En matière de psychothérapie, il est impossible de faire un devis des dépenses à engager : tout dépend de votre problématique… et une problématique peut en cacher une autre.
certains pourront résoudre rapidement leur problème grâce à une thérapie brève (de 6 à 12 séances pour une phobie comme celle de l’avion, soit de 275 à 550 eur ; de 16 à 24 séances pour de l’agoraphobie, soit de 730 euro à 1100 euro) ou au forfait (460 euro pour un travail d’affirmation de soi en 12 à 14 séances) 


Peut-on négocier les tarifs d’une consultation ?
Oui, si vos revenus le justifient et si le praticien considère, à l’instar des psychanalystes, que la négociation entre dans le processus thérapeutique.
Chaque thérapeute a sa propre solution, qu’il peut vous proposer pour éviter que votre thérapie se tourne à l’asphyxie financière.

Les thérapies sont elles prises en charge par la Sécurité sociale ?
Elles sont remboursés par la sécu seulement si le thérapeute exerce en tant que psychiatre.

 

Thérapie longue… ou brève ?

Psychanalyse et thérapie :

Le plus souvent, on oppose psychanalyse et thérapie.
La première, qui est par nature un travail de longue haleine, propose une exploration de l’inconscient, vaste continent. Ce voyage au long cours – il permettrait en fait d’aller « plus loin » dans le travail sur soi – peut durer cinq à dix ans, voire plus ! La psychanalyse est une psychologie des profondeurs.

La guérison n’a pas la priorité. Il faut dénouer l’énigme du symptôme plutôt que de s’acharner à le faire disparaître. Comprendre d’abord, changer… si possible !

Les thérapies non analytiques se fixent un autre objectif : privilégier la guérison du patient, l’accès à une vie de meilleure qualité. Changer d’abord, comprendre si nécessaire !

Dès la première consultation, le thérapeute doit avoir comme souci principal de soulager la souffrance de son patient, et cela sans détours inutiles.
Ce n’est pas en premier lieu pour éclairer un passé inchangeable qu’on a recours à la psychothérapie, mais parce qu’on est pas satisfait de son présent et qu’on veut rendre meilleur son avenir.

Une chose est sûre : si la psychanalyse accorde au passé une importante prépondérante, les thérapies mettent plutôt l’accent sur le présent et l’avenir.

La distinction présent / passé est d’ailleurs fort discutable car le passé, dans l’expérience humaine, est toujours présent.

Les thérapies, donc prennent le passé en compte, mais elles le font dans la mesure où ses répercussions négatives handicapent effectivement la vie actuelle et risques d’hypothéquer le devenir. Mais ce qu’elles refusent, en revanche, c’est de s’adonner au plaisir raffiné de l’archéologie mentale ».

En conclusion :

L’efficacité d’une thérapie ou d’une analyse dépend du savoir-faire du praticien,  beaucoup plus que de la méthode utilisée. Laconiquement : il n’y a pas de méthode inefficace, il n’y a que des thérapeutes incompétents.


Une thérapie ultrabrève ou brève :

PNL  / quelques sem à 2ans / 1h par sem
Sophrologie  / quelques sem à 1 an / 1 à 2h par sem
Hypnose ericksonienne  / de 3 à + de 20 séances / 1/2h par sem
TCC  /  moins de 6 mois / 1/2h par sem

C’est quand le pb est précis, ponctuel et bien circonscrit : « je veux arrêter de fumer, je veux cesser de me stresser sans motif, je veux cesser de bafouiller ou de rougir lorsque je prends la parole en public… »


Une thérapie brève ou  d’une durée moyenne :

Psychothérapies d’inspiration analytique / de qq mois à 2 ans / 30 à 45 min par sem
Analyse transactionnelle / de qq mois à 3 ans / 50 min par  sem
Gestalt / de qq mois à 3 ans / 1h par sem
Thérapie familiale et conjugale / de qq mois à 2 ans / 1h par mois

Il est plutôt indiquée en période de crise aigue, en cas de difficultés relationnelles (sexuelles, conjugales et professionnelles…) ou de troubles se manifestant par des symptômes psychosomatiques très handicapants ; ou encore quand un désir de changement est clairement exprimé

Une thérapie longue :

Psychologie analytique (jung) / 3 ans / 45 min / 1 à 2fois par sem
Psychanalyse / 5 ans environ / 20 à 45 min / 2 à 3fois par sem







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