La Blessure d’abandon – Exprimer ses émotions pour guérir, Dr Dufour Daniel

16012008

cataut07livrep21.gifBeaucoup de gens vivent dans la peur de se retrouver seuls, abandonnés par leur compagnon de vie, même quand leur relation va bien. Si ce malheur les frappe, leurs symptômes sont sans équivoque: mal-être, angoisse, panique, maladies physiques diverses, fuite dans l’alcool, etc. Si leur séparation d’aujourd’hui est si douloureuse, c’est qu’ils avaient été abandonnés dans l’enfance, parfois même quand ils étaient des nourrissons. Il leur faudra du temps pour faire face aux émotions de cet abandon initial qui les a convaincus qu’ils n’étaient pas dignes d’être aimés. Ces émotions, ils devront pourtant les affronter s’ils veulent recouvrer la santé. C’est ce que le Dr Daniel Dufour propose avec sa méthode « OGE », à l’envers de l’ego : faire taire le mental, qui nous a coupés de nous-mêmes, pour retrouver les corps physique et sensoriel, leurs émotions et leurs sensations, et renouer avec l’Être profond.

À PROPOS DE L’AUTEUR

Né en Suisse en 1951, Daniel Dufour est médecin depuis 1979. Les quelques années qu’il a passées au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) l’ont mené en Asie et au Moyen-Orient. Il pratique une médecine globale et traite les causes des maladies tout autant que les symptômes. Il est le fondateur du concept et de la méthode OGE: à l’envers de l’ego depuis 1997 ; il est intervenant dans les stages OGE pratiques et théoriques en Europe et au Canada et membre du conseil de l’Association pour la prévention de la torture (APT).

Source : Edhomme

 

 

 




Les fruits amer de la dévalorisation

5092007

Les personnes qui ne s’aiment pas entretiennent deux visions oppossées d’elles mêmes. La première nourrit le mépris de soi et un sentiment d’inferiorité, engendrant un malaise profond qui est à l’origine de la seconde façon de se percevoir.

La seconde vision de soi est en quelque sorte un moyen de défense visant à compenser les lacunes de la première. Elle implique des images positives puissantes, comme la grandeur et l’efficacité, qui s’opposent aux jugements défavorables de la vision de soi négative. Plus l’estime de soi est faible, plus les images produites pour la compenser sont extrêmes et positives. Par exemple, une personne qui se croit foncièrement incompétente peut imaginer réaliser facilement de grandes choses.

A force d’opposer des images aussi contradictoires, le contenu de l’indentité finit par être confus. En effet, comment peut on se croire hautement estimable si l’on est convaincu de ne rien valoir ? La confusion s’installe et impose à l’esprit des pensées négatives. Ces pensées sont des sources d’anxiété et de sésorganisation, suscitant de nouvelles évaluations négatives de soi. Le déséquilibre vient du fait que les deux visions de soi s’opposent sans cesse. Cette confusion n’aide guère à savoir qui l’on est vraiment.

Les personnes qui se dévalorisent possèdent généralement une identité imprécise et instable, particulièrement en ce qui concerne leurs quaités. Elles ne savent pas précisément qui elles sont ni ce qu’elles désirent. Elles ignorent ce qu’elles peuvent accomplir parce qu’elles ont réduit leur identité à quelques conclusions simplistes et négatives.

Cette image de soi suscite des émotions comme la tristesse et l’agressivité qui entretiennent l’état désagréable de la confusion.

Pour remédier à ce déséquilibre, nous devons d’abord tenir compte de notre besoin fondamental de nous faire une opinion sur tout, même sur nous mêmes. Nous concluons souvent trop vite à notre sujet, même lorsque nous n’avons pas suffisamment d’informations pour le faire. Une personne qui se dévalorise trouve très désagréable le fait de ne pas tirer de conclusion à son sujet ; elle préfère savoir à quoi s’en tenir même si sa conclusion est fausse et la fait souffrir !

(…) Le meilleur moyen de combattre la tendance à nous dévaloriser consiste à privilégier des conclusions plus valides à notre sujet.(…) Il vaut parfois mieux ne pas nous faire d’opinion plutôt que de nous dévaloriser ! (…)
Source : Qui suis-je ? Nicolas Sarrasin

 




L’évaluation de soi et la comparaison aux autres

5092007

« Ne se sentir heureux que par comparaison, c’est se condamner à n’etre jamais vraiment heureux, car il faut toujours se démener pour rejoindre ou dépasser quelqu’un. » Gustave Thibon

Nous accepter tels que nous sommes

(…) La société dans laquelle nous vivons est impossible à éviter et, sans elle, nous ignorerions de nombreuses facettes de nous-mêmes. La comparaison est essentielle pour nous connaître, car elle fournit des informations qui, autrement, nous resteraient à jamais inconnues.

Mais qu’en est il des moments ou la comparaison aux autres nous fait nous dénigrer ? Il y a une différence importante entre la comparaison seule et le fait de nous comparer aux autres pour nous évaluer !

Le problème vient justement du fait que nous utilisons très souvent la comparaison pour nous évaluer.

(…) La comparaison est un processus qu nous aide à aller chercher de nouvelles informations sur nous mêmes. Et, du point de vue psychologique, nous devons justement disposer d’informations pour excercer quelque évaluation que ce soit. La cueillette d’informations constitue la première étape de toute évaluation. Malheureusement, c’est aussi à ce moment que les distorsions identitaires entrent en scène. C’est pourquoi les effets de la comparaison sont souvent pernicieux. Le fait de nous comparer aux autres ne nous fournit tout simplement pas assez d’informations pour nous juger globalement :

La valeur que nous nous attribuons au moyen de la comparaison procède nécessairement d’une hiérarchisation : soit nous sommes inférieurs aux autres, soit nous leur sommes supérieurs. Malheureusement, ce type de valorisation et dévalorisation ne permet pas de construire une identité équilibrée. L’évaluation engendre plutôt la compétition, les conflits, l’autodénigrement et l’égocentrisme.

Nous pouvons nous comparer aux autres pour mieux nous connaitre sans pour autant nous critiquer. Pour éliminer cette facheuse tendance à nous évaluer, nous devons accompagner chaque comparaison d’une acceptation inconditionnelle de nous mêmes.

Autrement dit, je peux admirer une autre personne pour certaines de ses qualités que je ne possède pas (comparaison), mais ce n’est pas parce que je ne possède pas ce qualités que je possède moins de valeur personnelle (absence d’ébaluation négative). Cette acceptation permet de ne pas nous évaluer globalement, de ne pas prendre la partie pour le tout. Nous avons tous une valeur fondamentale que personne ne peut nous retirer !

Si vous vous reconnaissez une valeur fondamentale, vous favorisez directement votre équilivre identitaire. Le sentiment de votre valeur vous ouvre au monde et à la nouveauté, vous obligeant à vous interroger et à interpréter les évènements de façon plus nuancée. (…)

Source : Qui suis-je ? Nicolas Sarrasin




Evoluer dans un environnement social sain

5092007

Nos relations interpersonnelles nous font parfois vivre bien des souffrances : humiliation, abus et manipulation, par exemple. Par bonheur, les bienfaits que nous en retirons sont également nombreux : appartenance, socialisation, apprentissage et loisir.

Les autres nous influencent donc de manière positive ou négative.

Or, si les membres d’un groupe que vous fréquentez vous font souffrir, deux choix s’offrent à vous. L’option la plus difficile consiste à changer la manière d’être et de penser de toutes ces personnes. Mais, comme vous le savez sûrement déjà, cet objectif est à peu près impossible à réaliser :

L’autre option , beaucoup plus réaliste, consiste à changer de groupe. Bien sûr, il n’est pas facile de quitter ceux et celles que l’on est habitué de fréquenter. Il n’en reste pas moins que c’est la meillure chose à faire si ces personnes vous font souffrir en ne vous respectant pas, par exemple.

Dans ce cas, cependant, il importe de s’assurer que ce sont bel et bien les autres qui nous nuisent. Comme nous avons pu le voir (…), nous sommes souvent la cause de nos propres malheurs. Si c’est le cas, le fait d’accuser les autres et de changer nos fréquentations n’améliorera strictement rien !

Il faut être bien certain de ce que nous faisons avant de changer nos fréquentations. Le groupe est il la cause réelle de nos problèmes ? Une rupture trop rapide peut etre déstabilisante. Le mieux constite peut etre à fréquenter progressivement des personnes plus saines. Ainsi, avec le temps, nous finirons par appartenir à un groupe de personnes respectueuses avec qui nous prendrons plaisir à grandir. (…)

Source : Qui suis-je ? Nicolas Sarrasin




Le regard réel ou présumé des autres sur nous

5092007

(…)Le regard que les autres portent sur nous se confond avec notre propre vision de soi, puisque les autres influencent beaucoup la manière dont nous nous percevons.

L’influence qu’ont les autres sur notre identité s’exprime de deux manières : par les jugements directs qu’ils formulent à notre endroit et par la manière dont nous croyons qu’ils nous perçoivent. Le second mode d’influence est intimement lié au regard que nous portons sur nous-mêmes. Par exemple, si vous avez une vision négative de vous-même, vous croirez probablement que les autres ont également une mauvaise opinion de vous. Cela amplifiera la vision négative de votre identité. Cette manière de vous percevoir sera une source de souffrance et de désespoir.

Source : Qui suis-je ? Nicolas Sarrasin




Antidépresseurs sur les troubles anxieux

5092007

(…)

Le pour :

Certaines études ont prouvé qu’au moins la moitié des patients voyaient leur état s’améliorer après la prise d’antidépresseurs. Les bénéfices peuvent être spectaculaires et transformer leur vie.

Le contre :

Les avantages ne sont pas toujours durables. Certains essais cliniques suggèrent que près de la moitié des patients souffrant de dépression tirent profit de la prise d’antidépresseurs, mais que ce chiffre est beaucoup plus bas dans la pratique clinique quotidienne, où le traitement n’est pas toujours supervisé de la même manière. Il ressort du témoignage des patients que seul un sur cinq (20%) guérit et constate une amélioration durable de son état, dix-huit mois après la fin du traitement médicamenteux.


(…) On estime que 10 à 20% des consultations de médecine générale pour adultes concernent des troubles anxieux ou dépressifs : plus de la moitié de ces consultants se plaignent à la fois des deux. Leur pathologie, par rapport à celle des patients qui sont ou bien anxieux ou bien déprimés, évolue plus fréquemment vers la chronocité, met généralement plus de temps à guérir et récidive plus souvent. Or la recherche a montré que l’instauration d’un traitement médicamenteix précoce pouvait réduire le risque de la voir s’installer dans la durée.

Mais comment un médecin détermine-t-il qu’un patient souffre d’angoisse, de dépression ou d’un mélange des deux ? Malheureusement , un diagnostic précis n’est pas toujours possinle dans les troubles mentaux. Cela a contribué à l’idée controversée qu’il fallait effacer toute distinction médicale entre l’angoisse et la dépression, proposition qui a déclenché une réaction hostile dans les colonnes du British Medical Journal en 2003.

Source : Vaincre la panique & l’anxiété, comprendre et juguler les troubles anxieux

 




Choisir le bon thérapeute

29082007

Extraits de L’estime de soi, Christophe André

(…) Vous devez savoir que « psychothérapeute » ne sous-entend pas, du moins pour l’instant, « diplôme officiel », à la différence d’un titre de psychiatre ou de psychologue. N’importe qui peut donc se proclamer psychothérapeute et s’installer comme tel. Le diplôme n’est pas une garantie, certes, et nous connaissons de bons thérapeutes qui ne sont ni psychiatres ni psychologues. Mais l’absence de diplôme vous donne le droit de poser des questions au thérapeute sur son expérience et sa légitimité.

 

* Les droits du patients :

En tant que patient, vous avez des droits inaliénables :

- Le droit d’être écouté : Si vous thérapeute ne vous écoute manifestement pas, et ce, de façon régulière (tout le monde peut être fatigué un jour !), s’il a trop souvent l’air pressé ou agacé par vos propos, posez-vous des questions sur sa capacité à vous aider.

- Le droit de recevoir des réponses aux questions que vous vous posez : à quelle école appartient le thérapeute ? Quels sont ses diplômes ? Quelles sont ses méthodes ? Pourquoi utilise-t-il telle ou telle technique ?

- Le droit de recevoir les meilleurs soins possibles en l’état des connaissances actuells. La psychothérapie, comme la médecine, comporte ce qu’on appelle une « obligation » de moyens, et non de résultats. Le thérapeute ne peut pas vous garantir la guérision. Par contre, il doit s’engager, s’il accepte de vous soigner, à faire de son mieux pour vous guérir.

*Les devoirs du thérapeute :

Voici quelques caractéristiques importantes, selon nous, pour tout bon thérapeute :

- Il ne vous embarque pas tout de suite dans une thérapie.

- Il vous explique comment il voit le problème

- Il vous explique comment va se passer la thérapie

- Il met au point avec vous des objectifs réalistes.

- Il accepte ou encourage vos questions et vos remarques

- Il ne cherche pas à devenir votre ami ou votre gourou

- Il ne se sent pas obligé de dire du mal des autres écoles de thérapie

- Il accepte que vous interrompiez la thérapie, sans essayer de vous culpabiliser ou de vous angoisser, mais après vous avoir donné son avis sur ce point

 




Conseils pour développer son estime de soi

29082007

Extraits du livre « L’estime de soi » Christophe André


CHANGER SON RAPPORT A SOI MEME :

1) se connaître : Le regard que vous portez sur vous même et la manière dont vous vous présentez aux autres. (Il ne s’agit pas ici de se perdre dans l’introspection, mais plutôt de prendre conscience de ses capacités et de ses limites).

Les 4 grands domaines de la connaissance de soi :

Le « domaine public » : tout ce qui est connu à la fois de vous et de votre entourage. Ex : « On dit de moi que je suis quelqu’un de fidèle dans mes amitiés. Et de serviable. C’est vrai, je suis d’accord ».

La « tâche aveugle » : il s’agit de ce que les autres savent de vous, sans que vous en soyez clairement conscient. Par exemple on peut dire de vous : « C’est une fille intelligente, mais trop susceptible », alors que vous vous voyez plutôt comme une personne aimable et pas très douée.

Le « domaine caché » : C’est tout ce que vous connaissez de vous, mais que les autres ignorent. Exemple : « je suis quelqu’un de très jaloux. Et pas du tout sûr de moi : derrière mes airs de personne à l’aise et détendue, je doute de moi en permanence et je le cache soigneusement aux autres. »

Le « domaine inconnu » : nous touchons là à tout ce que la personne n’a pas encore révélé d’elle même et que son entourage ne pressent pas non plus. Dans certaines circonstances nouvelles, des individus ont ainsi « se découvrir ». Exemple : « On m’a confié des responsabilités et je me suis aperçu que j’aimais ça, que j’étais capable de devenir un leader. »

 

2) S’accepter

3) Etre honnête envers soi même

Deux façons de se mentir à soi même :

Ne pas assumer ses émotions négatives

« Je ne suis pas en colère »

« Je ne suis pas déçu »

« Je ne suis pas inquiet »

Ne pas assumer l’envie de changer les situations

« C’est la vie »

« Il faut s’y faire »

« C’est comme ça »

 

CHANGER SON RAPPORT A L’ACTION :

4) Agir : Considérer certaines activités quotidiennes comme moyen d’augmenter votre sensation de contrôle sur vous même et de vous rapprocher de votre image idéale. Passer à l’action dans un domaine modeste pourra vous aider, comme un échauffement, à vous mettre ensuite à un travail plus exigeant. (…) Il faut toute fois éviter que ces petites activités ne vous servent à éviter les tâches importantes ou urgentes(…).

Autre manière d’agir, devenez un expert dans un domaine. (…) La pratique régulière d’un hobby ou d’une passion semble faire du bien à l’estime de soi, en améliorant le sentiment de compétence personnelle, mais aussi en favorisant la reconnaissance sociale. (…)

 

5) Faire taire le « critique intérieur »

« C’est inutile, à quoi bon ? » (Dissuade d’essayer)

« Ca ne marchera pas » (Inquiétude ou perfectionnisme inutile)

« C’était nul » (Dévalorisation)

« Ca n’a servi à rien » (Dissuade de recommencer)

« Ca n’est pas suffisant (Insatisfaction)

Les quatre questions à se poser pour lutter contre le critique intérieur : « Je n’ai pas été à la hauteur hier soir » (exemple d’un homme de trente-cinq ans, insastifait de son comportement lors d’une soirée à laquelle il avait été invité la veille)

- Cette pensée est-elle réaliste ?

Réponse : Je ne sais pas, je n’ai pas d’autre avis que le mien

Stratégie : Je vais demander à d’autres personnes ce qu’elles en pensent

- Est ce que cette pensée m’aide à me sentir mieux ?

Réponse : Non, elle m’attriste et m’angoisse

Stratégie : J’arrête de ruminer, et j’agis : « Que faire maintenant? »

- Est ce que cette pensée m’aide à mieux faire face à la situation actuelle ?

Réponse : Non, je me replie sur moi

Stratégie : Je vais essayer de téléphoner tout de suite à un ami

- Est ce que cette pensée m’aidera à mieux faire face à la situation la prochaine fosi ?

Réponse : Non, au contraire elle augmentera mes difficultés : la prochaine fois, je serai encore plus mal à l’aise

Stratégie : Je vais réfléchir à la prochaine soirée : « Comment puis-je m’y prendre pour ne pas ressentir à nouveau ce sentiment d’insatisfaction ?  »

 

6) Accepter l’idée de l’echec

(…) D’une manière générale, personne n’aime l’échec. Or, pour changer, il faut agir, donc prendre le risque d’échouer. Comme le disait l’un de nos patients : « Ce n’est pas l’échec qu’il faut accepter, mais l’idée de l’échec. » A certains moments, un thérapeute peut même « prescrire » l’échec à son patient s’il estime qu’il vaut mieux faire cette expérience – pour la dédramatiser – que l’éviter à tout prix ! (…)

(…) Tirer les ensignements des échecs. Considérez vos échecs comme des sources d’information sur vous même et non comme des preuves d’incapacité. Si vous arrivez à vous mettre dans cet état d’esprit, alors chaque échec vous rapprochera de la réussite.

 

CHANGER SON RAPPORT AUX AUTRES :

7) S’affirmer : Capacité à exprimer ce qu’on pense, ce qu’on veut, ce qu’on ressent. C’est pouvoir dire non sans agressivité, demander quelque chose sans toujours s’excuser, répondre avec calme à une critique etc. (…) S’affirmer nécessite de se respecter suffisamment pour se donner des droits face aux autres personnes (droit d’exprimer, de contredire, de répondre, de demander, etc.). Or se donner ces droits, c’est prendre le risque de déranger l’interlocuteur ou de lui déplaire (…).

) Etre empathique : L’empathie, c’est la capacité d’écouter et de ressentir le point de vue des autres, de chercher à le comprendre et de le respecter, même si l’on est pas totalement d’accord avec eux. (…)

L’empathie authentique est un puissant moteur du développement de l’estime de soi. Elle nous permet de rester proche des autres et d’être apprécié d’eux. Elle nous permet également de nous affirmer plus facilement : on écoutera plus volontiers nos points de vue si nous nous sommes montré capable d’écouter ceux que l’on nous a exprimés. Lorsqu’on souffre d’une basse estime de soi, on peut cependant se montrer très à l’écoute des autres personnes, au point parfois de s’oublier soi-même et de perdre de vue ses propres intérêts. L’effacement et la soumission de la personne à basse estime de soi traduisent alors le besoin que celle-ci éprouve d’ »acheter » l’approbation des autres par l’écoute. C’est ce qu’on appelle « hyper-empathie » : écouter sans affirmer (…)

9) S’appuyer sur le soutien social : Ensemble des relations que nous entretenons avec les personnes de notre entourage, et de l’aide que nous en retirons.(…)

Il se compose de 4 « ingrédients »

- Le soutien d’estime : « on sait que tu es quelqu’un de bien »

- Le soutien affectif : « On est à tes côtés, on t’aime »

- Le soutien matériel : « On va t’aider »

- Le soutien informatif : « Voici une information qui va te rendre service ».

Il va apporter deux nourritures précieuses à l’estime de soi : le sentiment d’être aimé et le sentiment d’être aidé.

Comment développer son soutien social ?

- N’hésitez pas à demander du soutien, mais acceptez qu’on ne puisse vous le fournir sur l’instant. Le soutien social ne peut être une béquille permanente.

- Activez régulièrement votre réseau social. N’utilisez pas uniquement votre soutien social pour vous plaindre ou en cas de coup dur.

- Diversifiez votre soutien social. Les proches ne sont pas les seules personnes à apporter du soutien social. Il y a les intimes, les collègues, camarades et les connaissances.

 

LES STRATEGIES DE CHANGEMENT :

Transformez vos plaintes en objectifs : Il s’agit de modifier la formulation des choses, de dire : « J’aimerais », plutôt que « J’en ai marre. » Pour cela, il vous faut vous demander quel besoin se cache derrière votre plainte : donc, rechercher une solution à cette plainte.

Choisissez des objectifs adaptés : Choisir des objectifs inadaptés est souvent la première des causes d’échec. Nous vous engageons certes à mieux tolérer les échecs, mais inutile de les faciliter en visant mal son but.

Exemple d’objectif adapté :

Dépend de vous : Inviter plus souvent mes amis

Peut etre répété régulièrement : Faire une promenade deux fois par semaine

Réaliste : Reprendre des cours de théâtre

Précis : Systématiquement oser demander de l’aide dans mon travail quand je ne comprends pas

A un intérêt pour vous : partir en vacances avec des amis
Exemples d’objectifs inadaptés :

Depend des autres : Etre invité plus souvent

Ne peut etre pratiqué que rarement : aller en thalassothérapie

Irréaliste : Devenir une star

Général : Avoir plus confiance en moi

Peu d’intérêt pour vous : repeindre la porte de ma cave

Procédez par étapes : La rêverie n’est pas un moyen efficace d’atteindre ses objectifs. Elle présente tout de même un intérêt, celui de nous montrer l’idéal vers lequel nous tendons. Mais, comme cet objectif est en général assez éloigné de notre réalité actuelle, la perception d’un grand écart nous décourage souvent de produire des efforts de changement. Une bonne règle sera donc de réfléchir à la notion d’étapes intermédiaires entre votre point de départ et votre objectif.
Exemple d’écart décourageant :

La réalite :

- Je n’ai pas de vie sentimentale satisfaisante

- Je m’ennuie dans mon travail

- Je rencontre toujours les mêmes personnes

- Je me sens toujours stressé(e)
Mon rêve :

- Rencontrer le grand amour

- Avoir un travail passionnant

- Connaître beaucoup de monde

- Etre toujours détendu(e)

Exemple « Atteindre ses objectifs par étapes » ou « étapes intermédiaires » c’est à dire entre la réalité et mon rêve :

- Parler d’avantage aux collègues féminines (masculins) de mon entreprise.

- Demander une formation continue, répondre à des petites annonces

- M’inscrire à un club de sport, à un club de danse

- Faire du yoga, faire du sport une fois par semaine

(…) « Dans tous les cas, pensez que vous ne vous résumez pas à vos difficultés : pensez aussi à cultiver et à développer tout ce qui va bien chez vous. » (…)




« L’estime de soi », « Imparfaits, libres et heureux », Christophe André

29082007

Présentation de l’éditeur
Croire en soi, s’aimer soi-même, avoir confiance en soi : autant de facettes d’une des dimensions fondamentales de notre personnalité : l’estime de soi.
Avoir des difficultés à communiquer, se sentir mal dans sa peau : bien des tracas quotidiens s’expliquent par une mauvaise estime de soi.
Comment se construit-elle et se développe-t-elle ? Quels sont les grands problèmes ? Comment évaluer son estime de soi ? Et surtout, que faire ?
Des solutions concrètes pour vivre en meilleure harmonie avec soi-même… et avec les autres.
Avant Imparfaits, Libres et Heureux, un grand succès qui est désormais un classique !

 

41ddkepkvelss500ex5 dans J) Apprendre a avoir confiance en vous

Présentation de l’éditeur
Etre enfin soi-même. Ne plus se soucier de l’effet que l’on l’ait. Agir sans craindre ni l’échec ni le jugement. Ne plus trembler à l’idée du rejet. Et trouver tranquillement sa place au milieu des autres. Ce livre va vous aider à avancer sur le chemin de l’estime de soi. A la construire, la réparer, la protéger. Il va vous aider à vous accepter et à vous aimer, même imparfaits. Non pour vous résigner, mais pour mieux évoluer. Imparfaits, mais libres et heureux…

 




L’estime de soi, Christophe André : La névrose d’échec existe-t-elle ?

29082007

(…) On a vu (..) que les sujets à basse estime de soi se « retrouvent » plus dans l’échec que dans la réussite, sans pour autant aller jusqu’à s’en réjouir. C’est ce que nous disait une patiente : « Parfois, j’ai l’impression que je suis plus sécurisée par l’échec : au moins, j’en ai l’habitude, pas de surprise, ça me rassure presque. » La théorie la plus intéressante pour expliquer cela est celle de l’auto-handicap. Elle dit tout simplement que, en ne se préparant pas pour une échéance importante, ou en choisissant systématiquement des objectifs trop difficiles, on cherche non pas à se punir, mais ) prendre soin de son estime de soi ! 

Prenons l’exemple d’un étudiant qui ne préparerait pas un examen. En révisant pas comme il le faudrait, il se livre à une belle manoeuvre d’auto-handicap. Dans quel but . Eh bien, en cas d’échec, il pourra toujours dire : « C’est vrai, j’ai échoué, mais c’est parce que je n’avais pas assez travaillé. » Ce faisant, ce n’est pas sa compétence personnelle globale (dont dépend son estime de soi) qui est en jeu, mais simplement son manque d’organisation… Le même étudiant peut aussi se parler de la sorte (bien que, le plus souvent, ce genre de stratégies soient inconscientes) : « Si je travaille toutes mes forces et qu’en plus j’échoue, ce sera la preuve de mon manque de valeur ; alors que si j’échoue sans avoir vraiment fait d’efforts, mon échec sera imputable à ce manque d’efforts plus qu’à mon manque de compétences. » 







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