Phobie scolaire

28062007

Phobie scolaire

Phobie scolaire dans Phobie scolaire pixPas envie d’aller à l’école ? Cela peut être normal mais aussi plus inquiétant , si cela se prolonge. C’est normal d’avoir des moments de découragement, de paresse, qui donnent envie de sécher les cours. Là où ça devient plus alarmant, c’est quand une phobie est à l’origine d’une réticence à se rendre au bahut.
Cette forme de phobie est assez fréquente chez les enfants et les ados.
Au début cette phobie se traduit par un évitement progressif de l’école, du lycée ou même de l’université. A l’heure du lever, les enfants se plaignent alors de douleurs au ventre ou d’autres sortes de maux, pour pouvoir rester dans leur lit pas simplement par paresse mais par réelle peur d’affronter l’école. Pour les ados, il n’est pas rare de les voir rentrer à la maison prétextant que comme ils étaient en retard ils ne voulaient pas déranger le cours, et de trouver des arguments comme « de toute façon il n’y avait presque rien aujourd’hui », ou « ça va me permettre de réviser mon contrôle de demain ». Au début les absences sont espacées puis elles se rapprochent de plus en plus, car au fur et à mesure, l’idée d’aller à l’école est de plus en plus angoissante. Le fait de vouloir les obliger à aller en cours se finit le plus souvent par des grandes crises d’angoisse et de larmes. Les crises d’angoisse se manifestent par des réactions très violentes aussi bien sur le plan psychologique que physique, comme une grande difficulté à respirer, une tachycardie, des évanouissements ou même des conduites suicidaires.

On ne peut pas obliger une personne phobique à affronter sa phobie et, sans une aide psychologique, la phobie scolaire peut parfois prendre des formes graves, comme une déscolarisation complète. Il arrive que certains ados passent des années scolaires entières à prendre des cours particuliers chez eux, sans voir aucun ami. La question de l’avenir se pose alors. Le risque étant l’incapacité à vivre en société, à travailler, à avoir des relations sociales et affectives.

Pour les très jeunes enfants, la cause psychologique est souvent un attachement trop fort aux parents et le désir de ne pas grandir, mais dans les autres cas, les causes psychologiques sont plus profondes et difficiles à comprendre aussi bien par la famille et les amis que par celui ou celle qui souffre de phobie scolaire. Certaines situations peuvent accentuer des tendances phobiques, comme le fait d’avoir subi des agressions en dehors ou au sein de l’établissement scolaire, ou des situations d’échec répétées.

Dans tous les cas, quand on commence à avoir peur de choses, que l’on faisait auparavant naturellement, il est important d’en parler, même si ces peurs paraissent parfois saugrenues. Pour parler de ces problèmes, il est préférable de choisir une personne neutre comme le médecin de famille ou l’infirmière scolaire par exemple, qui peuvent ensuite diriger vers un psy, une personne qui a l’habitude de ces troubles.
C’est quand une peur n’est pas verbalisée qu’elle a le plus de chance de devenir une phobie.

Samantha Lefèvre – Psychologue

Source de l’article : http://www.tasante.com/sous_rubrique/bien_etre/psychologie/Pages/phobies_scolaires.php
Témoignages :

http://www.tasante.com/template/temoinage.php?IdPage=880&SousRub=16







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