Le sport

28062007

Quand sport rime avec efficacité

Gérard Bruant répond :

Pratiquer une activité sportive est parfois vécu comme une obligation morale. Pour Gérard Bruant, psychologue, il est important d’écouter ses désirs et de retrouver une notion de jeu et de plaisir dans la pratique sportive, afin d’en tirer épanouissement et bien-être.

1) Une activité sportive demeure-t-elle efficace quand elle s’apparente à un véritable défouloir ?

Si le sport procure un défoulement et si l’agressivité projetée sur un éventuel adversaire se limite au cadre strict de l’exercice ou du match, alors il n’y a là rien de négatif. En revanche, il ne doit pas masquer les véritables motifs de cette agressivité. Si elle persiste, il serait peut être intéressant d’en rechercher les raisons.

2) Vaincre le stress par le sport ?

Les activités physiques qui génèrent un relâchement, voire une relaxation, sont généralement conseillées pour vaincre le stress. Ce peut être le cas des sports d’endurance pratiqués de façon légère et individuelle, mais aussi de l’apnée.

3) Pratiquer un sport me rend plus efficace dans d’autres domaines

Lorsque l’on décide de produire des efforts, on manifeste un dynamisme général qui s’appuie sur l’acquisition d’un sentiment de maîtrise de soi, de pouvoir de la volonté sur le corps, susceptible en effet de s’étendre à d’autres secteurs, professionnels ou autres…

La motivation est indispensable au sport :

Gérard Bruant répond :

Pratiquer une activité sportive est parfois vécu comme une obligation morale. Pour Gérard Bruant, psychologue, il est important d’écouter ses désirs et de retrouver une notion de jeu et de plaisir dans la pratique sportive, afin d’en tirer épanouissement et bien-être.

1) Pourquoi est-il parfois si difficile de s’y mettre ? Et de ne pas arrêter au bout de quelques séances ?

Certains n’aiment pas le sport et cela n’a rien d’anormal. D’autres renâclent car ils ne considèrent le sport que sous son angle utilitaire. Or, lorsque l’on décide de faire des efforts, cela implique une certaine persévérance, voire une lutte contre la douleur qui procure ensuite, par sa dimension rituelle, le sentiment d’être purifié et régénéré.
Mieux vaut donc choisir une activité sportive dans un but non utilitaire, mais plutôt pour son intérêt intrinsèque. Le plaisir qu’elle procurera rendra les efforts moins pénibles.

Source de l’article : http://www.psychologies.com/cfml/qr/c_qr.cfm?id=1133

 

Les clés du sport plaisir

« Je suis contente », déclare joyeusement Annie, 65 ans, lorsqu’on lui demande pourquoi elle pratique l’aquagym trois fois par semaine depuis dix mois. De nature indisciplinée, elle qui n’a jamais aimé le sport faute de déceler un intérêt, qu’il soit physique ou intellectuel, à mettre le corps à l’épreuve, considère ces rendez-vous en piscine avec un œil différent. « J’y vais pour me maintenir en forme et m’amincir, mais d’autres satisfactions font que je m’y tiens. Comme avec le yoga, les exercices m’aident à prendre conscience de mon corps. En outre, c’est une occasion de sortir de chez moi et de rencontrer du monde. »

Avouons cependant que, même avec la meilleure des motivations, entraîner son esprit pour entraîner son corps a parfois des ratés. La pluie, le froid ont l’art de glacer notre envie de nous déshabiller dans un vestiaire ou d’enfourcher un vélo en forêt. Et qui n’a pas connu ce mal de crâne après une journée stressante ou ces autres obligations intempestives qui nous font sauter une séance ? Inutile de culpabiliser à chaque panne : on peut toujours en faire un peu moins longtemps et se planifier des objectifs plus modestes. Autre stratégie anti-repli : s’imaginer déjà sur place en train de travailler ses muscles ou sa respiration dans une ambiance conviviale, se remémorer la sensation de bonheur et de bien-être que l’on a éprouvée les fois précédentes…

« Une pratique corporelle doit être aussi indispensable que se laver les dents », prône Michel Roy. Ce professeur d’activité physique a inventorié une série d’exercices pour respirer, se tonifier, s’assouplir dans l’intimité de son appartement comme dans les transports en commun ou au bureau. Son credo : c’est à la gymnastique de s’adapter aux personnes et aux situations, et non l’inverse…

Source de l’article : http://www.psychologies.com/cfml/article/c_article.cfm?id=2259

 

 

Mieux vaut courir…

David Servan-Schreiber

Xaviéra, étudiante de 28 ans, préparait sa deuxième maîtrise. Elle vivait seule, sortait rarement, se plaignait de ne pas trouver un homme qui lui convienne. Son existence lui paraissait vide, elle avait perdu l’espoir que cela change. Son seul plaisir : trois paquets de cigarettes par jour… Déprimée depuis deux ans, aucun traitement ne lui semblait acceptable, ni psy ni médicaments. Par défi, elle accepta pourtant de participer à une étude sur le jogging proposée par son médecin : elle devrait courir vingt à trente minutes, seule ou en groupe, trois fois par semaine.

Lors de sa première rencontre avec l’instructeur de jogging, Xaviéra s’interrogea : comment pouvait-il raisonnablement penser que, elle, qui fumait trois paquets par jour, n’avait pratiqué aucun sport depuis l’âge de 14 ans et avait dix bons kilos de trop, puisse être un bon sujet d’étude ?! Elle écouta tout de même ses conseils : d’abord faire de tout petits pas – trottiner plus que courir – en se penchant à peine en avant et sans trop lever les genoux. Surtout ne pas pousser l’allure : « Il faut pouvoir parler ou chanter, mais pas siffler », précisa l’instructeur. Au moindre essoufflement, ralentir, quitte à reprendre la marche, mais un peu plus vite que d’ordinaire. Ne jamais éprouver ni douleur ni fatigue.

Le but, pour ces premières séances : parcourir un kilomètre et demi, sans temps imposé, en trottinant le plus possible. Réussir à remplir cet objectif dès le premier jour apporta à Xaviéra un peu de satisfaction. En vingt et un jours, à raison de trois séances de jogging par semaine, elle parvint à garder son rythme de trot sur deux kilomètres, puis trois, sans difficulté. Au bout de six semaines, elle fut forcée de constater qu’elle se sentait nettement mieux. Elle dormait bien, avait plus d’énergie et passait moins de temps à s’apitoyer sur son sort. Evidemment, elle fumait moins.

Des chercheurs de l’université de Duke(1), aux Etats-Unis, ont récemment comparé le traitement de la dépression par le jogging à l’effet obtenu par le Zoloft, un antidépresseur. Après quatre mois de traitement, les patients soignés par l’une et l’autre méthode se portaient exactement aussi bien. Le médicament n’offrait aucun avantage par rapport au jogging. Au bout d’un an, en revanche, on notait une différence importante : plus d’un tiers des patients sous Zoloft étaient retombés en dépression, tandis que 92 % des joggeurs se sentaient parfaitement bien !

Une autre étude(2) a montré qu’il n’était pas nécessaire d’être jeune et en bonne santé pour profiter de l’exercice physique. Pour des patients déprimés, âgés de
50 à 80 ans, faire simplement trente minutes de « marche rapide », sans courir donc, et ce trois fois par semaine, a, au bout de quatre mois, un effet exactement identique à celui d’un antidépresseur…

Professeur de psychiatrie, David Servan-Schreiber a fondé et dirigé un centre de médecine complémentaire à l’université de Pittsburgh, aux Etats-Unis.

Source : http://www.psychologies.com/cfml/chroniqueur/c_chroniqueur.cfm?id=2083







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