Les étapes du changement (Pensez positif, Philippe Brinster)

28062007

Les pensées automatiques correspondent au niveau le plus superficiel et le plus fugace. Ce sont des monologues verbaux ou imagés que l’on se tient machinalement, une sorte de voix intérieure pas vraiment inconsciente mais qui passe le plus souvent inaperçue du fait de l’habitude. On se dit régulièrement des choses à soi-même sans s’en rendre compte.


Les croyances sont les conditionnements les plus profonds et les plus rigides. C’est pourquoi il est d’usage de commencer par examiner et questionner la partie immergée de l’iceberg, les pensées automatiques, pour accéder progressivement aux niveaux les plus profonds.

Ces idées noires nous plongent dans de sombres humeurs qui en retour sont perçues comme une preuve que les choses vont vraiment aussi mal qu’on le pense. La boucle est bouclée. Nous voilà pris au piège.

La résignation : 

Humeurs dépressives, le remords, la culpabilité, la peur, l’anxiété, la haine ou le ressentiment, s’y résoudre par impuissance, fatalisme, ou découragement (comme une seconde nature), ne pas s’interroger sur les causes possibles de nos dérangements : autant d’attitudes peu compatibles avec une vision simplement saine et équilibrée de l’existence.

 


Les aberrations du jugement :

Dans notre langage intérieur, présence régulière d’une ou plusieurs des déformations du raisonnement.

 

 

Des problèmes de communication :

Il est recommandé de se remettre en question si nous ne savons pas quand et comment exprimer nos sentiments, si nous les réprimons constamment par crainte qu’ils ne nous trahissent ou bien encore que nous les laissons exploser à des moments inopportuns, d’une manière qui nous est préjudiciable.

L’idéalisme :

Bien que le fait de nourrir de grandes ambitions pour soi et pour le monde soit un facteur de croissance et d’évolution, s’entêter à viser des objectifs irréalistes et irréalisables (comme d’essayer de toujours satisfaire tout le monde) ne peut engendrer que souffrance et frustration.

Perte de vitesse et démotivation :

Lorsque l’on perd confiance en soi, ou que l’on sent que l’on perd confiance en soi, ou que l’on sent que l’on s’aime de moins en moins, que l’on perd le goût pour tout, que le niveau de notre motivation est en chute libre, bref si la couleur dominante de nos jours tire plutôt sur le gris, c’est le bon moment d’entreprendre un vrai travail d’introspection. Le côté positif de la situation, c’est qu’elle met en évidence un besoin, profond, qui jusqu’alors ne s’était pas manifesté.

 


Qui a envie d’être un robot ?

La France est un pays romantique, les USA un pays pragmatique dont les citoyens sont prêts à essayer tout ce qui marche sans état d’âme, pourvu que cela les conduise à réaliser leurs objectifs.

Bien sûr, cette affirmation est un peu réductrice, mais elle contient une bonne part de vérité. Qui a raison et qui a tort ? Je pense que les Français et les Américains ont tous deux raison, puisqu’ils peignent leur vie de la couleur qui leur chante et que beaucoup d’entre eux y trouvent leur compte. De même que vous avez aussi raison de mener la vie que vous menez, et de chercher à l’améliorer si cela est possible par la lecture de ce livre ou toute autre décision.

Si j’émets cette réflexion, c’est qu’une des premières objections présentés en France à l’idée d’essayer de changer sa façon de penser et de voir les choses, c’est que c’est artificiel, mécanique, contre nature, que cela ne peut apporter que des résultats superficiels.

Eh bien rassurez vous – je vous ai prévenu plus haut ! – vous avez raison. Du moins la façon dont vous envisagez la chose vous donne-t-elle raison. D’ailleurs à ce sujet, y a t -il quoi que ce soit sur terre qu’on ne puisse accomplir de façon mécanique, artificielle et en récolter de piètres résultats ? Une psychanalyse ? Une prière ? L’amour ? des études ? La méditation ?
Mais il y a aussi une façon de modifier ses pensées qui échappe à ces travers.

Pas plus que vous, je n’aime perdre ma spontanéité, prendre systématiquement de la distance, me comporter d’une manière froide et calculée. Si telle est votre crainte, je peux vous rassurer ; cela n’est pas nécessaire, comme le montre la description qui suit de certaines des phases clés du processus du changement.


Prendre conscience

Prendre conscience, c’est prendre le temps de s’observer, de s’écouter avec souplesse et lâcher prise. C’est un peu inconfortable pour beaucoup d’entre nous qui n’y sommes pas habitués, mais loin de nous laisser un goût d’artifice, cela s’apparente à une méditation qui nous rapproche du coeur de notre être.

Le premier et le dernier pas 

Est mécanique un processus qui demande pour aboutir d’être suivi consciencieusement jusqu’au bout. Une telle exigence est possible et peut fonctionner correctement pour ceux qui y sont prédisposés. Mais elle ne constitue en rien une obligation. Dans bien des cas, le premier pas – la prise de conscience – peut-être suffisant. C’est même le raccourci qui amène les plus fruits.

L’habitude est une seconde nature  

Nous oublions souvent que fort peu des éléments de notre personnalité sont innés ou hérités. La plupart se sont enracinés en nous progressivement, à notre insu, surtout pendant notre enfance, puis notre éducation et au fil des expériences qui nous ont le plus marqué. Or ce qui a été appris peut-être désappris, ce qui a été programmé reprogrammé différemment. Ce n’est que la force de l’habitude qui nous fait ressentir comme naturel ce qui conforte notre conditionnement et artificiel ce qui le dérange.

Affronter la vie telle qu’elle est

Personne n’aime souffrir, c’est un fait. Mais il serait préjudiciable d’essayer d’utiliser telle ou telle technique pour esquiver systématiquement l’impact émotionnel des épreuves de la vie, s’installer par quelque artifice mental dans une espèce de cocon béat, à l’abri de tout soubresaut et de toute tension. Des émotions désagréables comme la crainte, l’anxiété, l’irritation et la tristesse ont un rôle important à jouer dans la construction, l’équilibre et l’épanouissement du caractère. Les fuir à tout prix serait aussi artificiel que d’élever un enfant toute sa vie dans une couveuse aseptisée.

Au coeur des humeurs :

Se couper de ses émotions, les nier ou se forcer à prendre leur contre-pied est inutile et n’apporte que des tourments. Ce que ce livre révèle, c’est que notre monde affectif, complexe et délicat comme il peut l’être, entretient des relations étroites avec la sphère de nos conceptions. Observer, questionner, réformer la seconde produit- sans aucune autre mesure de notre part – des transformations profondes, spontanées et durables dans le premier.

 







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