Le cerveau (”Reparer sa route de vie” Louise Reid)

28062007

Certaines entités complexes et invisibles et souvent pénibles nous empêchent de voir les signes, qui sont à la source de toutes les difficultés qui surgissent sur notre route de vie et qui se nomment EMOTIONS.

Nous pouvons trouver des milliers de prétextes à nos malaises, à notre agressivité, à nos colères ou à nos comportements inadéquats, mais la seule vraie cause de nos dérèglements intérieurs ne vient pas des autres, des évènements ou des situations.

Nos malaises relèvent toujours d’émotions pénibles qui nous habitent et avec lesquelles nous avons de la difficulté à composer.

La seule influence réelle que les évènements possèdent sur le cours de notre vie, c’est de provoquer des émotions en nous et c’est la force de ces dernières ainsi que la manière que nous avons de composer avec elles qui déterminent la présence ou l’absence de ravages sur notre route de vie.

Aucune des fessées ou des raclées reçues n’aura la capacité de créer des trous noirs. C’est la PEUR de mourir ou celle d’avoir peut-être encouru ces châtiments parce qu’il n’était pas suffisamment bon et gentil et qu’il ne mérite peut-être pas d’être aimé et heureux, qui risque de créer un précipice très profond qui coupera sa route de vie

Chacun de nous possède sa propre palette de couleurs qui fait de lui un être unique et qui est constituée des émotions ressenties à chaque instant et de la façon dont on compose avec ces dernières. Les émotions font partie intégrante de nous, au même titre que notre coeur, nos poumons, notre tête et nos membres. Il ne vous viendrait pas à l’idée de nier la présence de nos organes physiques vitaux ; pourtant, c’est ce que nous faisons la plupart du temps avec nos émotions, peut-être parce que nous ne pouvons les voir ni avec nos yeux ni avec les appareils les plus sophistiqués. »

 

 

 

Le vide intérieur :

Au cours de notre vie, même les plus équilibrés d’entre nous auront ç faire face à cette sensation de vide intérieur. Cette impression peut-être engendrée par un évènement imprévu qui provoque en nous un choc et qui nous fait nous demander si nous aurons les forces nécessaires pour affronter la situation. (ex : décès d’un proche, séparation, catastrophe naturelle…)

Dans de telles situations, le sentiment de vacuité se résorbe parfois de lui-même, à mesure que nous retrouvons nos moyens habituels de fonctionnement, mais il peut aussi s’installer de façon permanente et nous paralyser partiellement ou complètement. Dans ce dernier cas, nous aurons possiblement besoin d’aide pour reprendre conscience de nos capacités et ressentir de l’estime pour nous-mêmes.(…)

(…) Notre cerveau a parfois de la difficulté à distinguer le réel de l’irréel, le concret de l’abstrait. Pour lui, le vide intérieur qui nous submerge et nous fait voir le trou noir est exactement semblable à ce vide que l’on vient d’imaginer sur une route. Les deux lui apparaissent comme extrêmement dangereux pour notre survie et il réagit de la même manière dans les deux cas en nous poussant à freiner et à nous arrêter. Dans la vie réelle, un simple coup de frein pourrait nous sauver la vie. Dans notre vie émotive et psychologique, le système de freinage pourra ressembler à du trouble panique, à de l’agoraphobie, à de la phobie sociale, à des comportements compulsifs, à de la dépression, au burnout, au syndrome de fatigue chronique ou au stress post-traumatique qui, tous, à leur manière, servent à nous immobiliser, à nous empêcher d’avancer.

Nous trouverions normal de nous arrêter devant un tronçon de route effondré car nous pourrions voir le vide qui nous fait face. Lorsque le sentiment de vide intérieur nous submerge, nous ne sommes pas conscients de ce qui nous arrive et du trou noir devant lequel nous nous trouvons alors. Notre cerveau réagit normalement pour nous protéger, mais comme nous ne pouvons comprendre les signaux d’alarme qu’il nous envoie alors et les réactions qu’ils nous pousse à adopter, nous les trouvons anormaux. » (…)

« (…) Il nous faut obligatoirement prendre conscience de la présence du vide intérieur et de toute la place qu’il occupe, car il est à la base de chacun des troubles anxieux. (…)

 

Le cerveau :


(…) Notre cerveau est composé de milliards de neurones, qui sont de petites cellules nerveuses. Celles-ci sont reliées entre elles par des synapses, ces petits relais « électriques » qui permettent de faire passer le courant entre les neurones. Chacune des activités de notre cerveau est régie par la réunion de centaines voire de milliers de neurones qui s’amalgament de telle ou telle manière pour pouvoir effectuer une tâche, imprimer un souvenir, intégrer un apprentissage ou toute autre activité. Bien sûr, il nous est impossible de savoir le nombre de neurones utilisés chaque fois ou à quel endroit notre cerveau emmagasine chacune des informations mais notre cerveau, lui le sait.
A moins qu’un accident ne vienne détruire certaines de ses fonctions, il se souvient toujours de l’endroit où il peut retrouver ces informations, même des années plus tard. C’est une machine absolument géniale. »

(…) C’est la grande polyvalence qu’il manifeste en nous permettant d’effectuer plusieurs activités à la fois. Par exemple, nous pouvons laver la vaisselle tout en fredonnant une chanson, en pensant au menu du prochain repas et, pourquoi pas, en effectuant quelques pas de danse. (…)

(…)  Il fait de preuve de cette même polyvalence dans le secteur psychologique. Alors que notre esprit est occupé à une activité consciente (magasiner, travailler, regarder les gens ou l’environnement, etc.), notre cerveau travaille également à d’autres niveaux. Il se peut qu’en même temps que nous effectuons l’activité, notre esprit soit traversé, pendant une seconde, par la pensée que nous sommes bien seuls et démunis face à certaines difficultés.

Sans même en être conscients, nous pouvons, à cet instant, être submergés par un grand sentiment de vide. Un tel scénario se déroule extrêmement rapidement sans que nous le ressentions, car notre esprit conscient est alors occupé à autre chose.
Cependant, si notre cerveau ressent un vertige face au vide qu’il a perçu et qu’il croit qu’il y a danger pour notre survie, il peut se placer en situation d’urgence en libérant un surplus d’adrénaline afin que nous soyons prêts à réagir. Notre coeur se met alors à battre la chamade et notre respiration s’accélère, d’où un fort surplus d’air dans notre cerveau, surplus qui risque de produire des étourdissements. Alors qu’il n’y avait aucun danger conscient quelques secondes auparavant, voilà que nous nous croyons soudainement menacés de faire une crise cardiaque, de nous évanouir ou de mourir. Il y a vraiment de quoi paniquer.

Toute personne qui souffre de panique et de phobies diverses s’est dit un jour : « je sais, avec ma tête, qu’il n’y avait pourtant aucune raison de paniquer mais c’était plus fort que moi. » Elle a en partie raison. Il n’y avait aucun motif dont elle puisse être consciente à ce moment-là, mais comme nous venons de le voir, ce n’est pas sans raison qu’elle a paniqué. Son cerveau effectuait plusieurs activités simultanées.







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