La confrontation, Lucien Auger

28062007

Une fois que l’émotion et les idées qui la causent sont identifiées, elle consiste essentiellement à se poser toujours la même question. « Où est la preuve que cette idée est vraie, fausse ou douteuse » ?

 

Si vous croyez que l’idée est vraie, comment pouvez-vous le prouver ? Vous ne le pouvez pas ? L’idée est donc fausse ou douteuse. En effet, une idée vraie est une idée qu’on peut démontrer. De même pour une idée dite fausse. Si la démonstration est impossible dans l’un comme l’autre cas, l’idée demeure douteuse.

 

Dans le cas de l’anxiété, cette question se divise en deux parties. La première porte sur la probabilité du danger et la seconde sur ses dimensions.

 

 

 

La confrontation consiste essentiellement à :

 

1)      mettre en doute les idées qui causent l’anxiété.

 

2)      à se forcer à apporter des réponses claires nettes et réalistes.

 

3)      A se répéter et à se démontrer à nouveau ces réponses pour les ancrer et les rendre habituelles

 

4)      A passer aux actes appropriés en fonction de ces réponses.

 

Dans le cas de l’anxiété, cette question se divise en deux parties. La première porte sur la probabilité du danger et la seconde sur ses dimensions. Quelques exemples rendront cela plus concret:

 

PREMIER EXEMPLE

ÉMOTION:  

« Je ressens de l’anxiété lors d’un orage, alors que je suis chez moi. »  

 IDÉES :

1. « Un éclair peut me frapper et me tuer. »
2. 
« Je ne peux rien faire pour empêcher la chose. »

 CONFRONTATION DE L’IDÉE 1:

a) « Jusqu’à quel point est-il probable qu’un éclair me frappe? »
b)
« Si un éclair me frappe, que peut-il m’arriver de pire? »

RÉPONSES:   

a)« Très peu probable. »
b)
« J’en mourrais sans doute. »

 CONFRONTATION DE L’IDÉE 2:

« Jusqu’à quel point suis-je incapable de me protéger contre ce danger? »

RÉPONSE:

« Je n’ai qu’à demeurer à l’intérieur pendant l’orage. »

 SYNTHÈSE:

« Pendant l’orage, je n’ai qu’à rester à l’intérieur et, ainsi, je ne cours à peu près aucun danger sérieux. » Idée à ancrer par la répétition et la redémonstration.

Passer aux actes.

 

DEUXIÈME EXEMPLE:

ÉMOTION: 

« Je ressens de l’anxiété à propos d’une réunion au bureau. »

IDÉES:

1.  « Si on m’intéroge, je ne saurai que répondre et j’aurai l’air d’un       imbécile. »
2.  « Je ne peux rien faire pour prévenir ce danger. »

CONFRONTATION DE L’IDÉE 1:

a) « Jusqu’à quel point est-il probable qu’on m’interroge? »
b) « Si on m’interroge et que je ne sais pas quoi répondre, que peut-il m’arriver? »

 RÉPONSES:

a) « C’est possible, mais assez peu probable. »
b)
« Si je ne sais pas quoi répondre, je n’ai qu’à me taire. Il ne peut rien m’arriver de grave. »

 CONFRONTATION DE L’IDÉE 2:

« Jusqu’à quel point suis-je incapable de prévenir ce « danger »? »

 RÉPONSE:

« Je peux tenter de me préparer à cette réunion et tenter de prévoir les questions qu’on pourrait me poser. »

 SYNTHÈSE:  

« Il est possible qu’on m’interroge, mais je peux me préparer à répondre. Si je n’y arrive pas, je n’en mourrai pas. » Idée à ancrer par la répétition et la redémonstration. Passer aux actes.

 







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