Changer pour apaiser son anxiété

28062007

L’erreur à éviter, c’est de se croire totalement impuissant face à elle, car comme toute émotion elle est tributaire d’un langage intérieur que l’on peut apprendre à moduler.

 

Les anxiétés à combattre sont celles qui perturbent trop notre existence par leur intensité traumatisante ou par une durée que rien ne justifie. Elles sont fondées sur une perception confuse et dénaturée des dangers réels à affronter, mais elles cèdent rapidement le pas dès que nous consentons à un effort de lucidité.

 

 

 

Voici quelques conseils pratiques :

 

Ne pas rester dans le flou. Se demander ce qui nous angoisse exactement. L’objet de notre crainte est-il incontournable ou y a-t-il au contraire moyen de l’esquiver, de diminuer le danger qu’il représente ? Si tel est le cas, ne restons pas plantés à ne rien faire, prenons rapidement toutes les dispositions qui nous mettrons à l’abri. Dans le cas où on ne peut y échapper, nous pouvons passer en revue tous les désagréments qu’on peut en attendre et se demander : « Est-ce aussi horrible et catastrophique que je l’imagine ou ne serait-il pas plus exact de dire que c’est uniquement pénible ou désagréable – un mauvais moment à passer ? »  Ne sous-estimons pas l’impact des termes que nous utilisons pour nous représenter la situation. Ces mots sont le reflet de nos croyances anxiogènes ; il est recommandé de les ajuster le plus possible à la réalité.

 

Si, comme c’est souvent le cas, il n’existe qu’une faible probabilité que nous soyons victime de ce danger, acceptons-en le risque une fois pour toutes, prenons toutes les précautions possibles pour passer à côté et pour remédier aux désagréments qu’il peut nous occasionner . Cela fait, cessons de l’anticiper, de le contempler, car une telle fixation ne fait qu’augmenter les chances qu’il nous frappe.

 

Si l’épreuve à venir nous paraît intolérable, reportons-nous à l’analyse de la croyance n°4. La pire des choses qui puisse nous arriver, c’est de mourir. C’est pourtant la seule chose à laquelle nous puissions être certains de ne pas échapper un jour ou l’autre. Tout le monde y passe. Je vous accorde que ça n’a pas l’air très agréable, mais ça ne devient vraiment insoutenable que si nous refusons d’admettre qu’elle est inéluctable.

 

L’inquiétude est un venin qui empoisonne l’existence. La vie est déjà assez difficile, pourquoi la rendre encore plus pénible par des tracas superflus ? A moins que nous fassions partie de ceux qui croient que l’inquiétude les protège de l’adversité, qu’il est dangereux de ne pas se faire du souci. C’est bien souvent l’inverse : plus nous redoutons quelque chose, plus nous créons les conditions favorables à son apparition, comme si nous l’attirions. Se faire du mauvais sang entame à la longue la vivacité dont nous avons besoin pour affronter les épreuves ; la fatigue nerveuse nous rend plus faible et vulnérable;

 

Notre angoisse porte-elle sur ce que les autres vont dire ou penser de nous ? Mais que pourrait-il bien se passer de si terrible si, comme nous le craignons, ils en venaient à se répandre en injures contre nous ou à faire courir sur nitre dos les rumeurs les plus sordides ? Leur estime et leurs approbations nous sont-elles indispensables ? Si nous pensons que oui, demandons-nous ce qu’il nous arriverait de si dramatique au cas où ils nous en priveraient ? Qu’en faisons-nous actuellement pendant que nous en bénéficions ?

 

Souvenons-nous que le monde change et que nous changeons aussi. Il se peut que certaines de nos craintes aient été justifiées par le passé, mais le sont-elles encore ? Est il raisonnable par exemple de continuer à avoir peur à 30 ans des réactions de votre père sous prétexte que les fessées qu’il nous administrait enfant vous donnaient des cauchemars ?

 

Le sage indou Sri Aurobindo disait : Le plus important dans ma vie, ce n’est pas mon hérédité ; celle-ci ne me fournit que des occasions ou des obstacles, du matériel bon ou mauvais et il n’a aucunement été prouvé que je puise tout à cette source. Ce qui est suprêmement important, c’est ce que je fais de mon hérédité et non pas ce que mon hérédité fait de moi.

 

Rares sont ceux qui ont le courage de remettre en question leurs certitudes, leurs habitudes, de réactualiser leur carte du monde. C’est pourtant à ce prix que se trouve la clef du changement, et non pas l’inlassable exploration des blessures du passé ou l’expression de violentes réactions aux aigreurs refoulées, même si ces pratiques peuvent parfois apporter un certain soulagement.

 

Allons donc, ces choses perdurent que parce que nous continuons à leur accorder la part belle. D’ailleurs en y regardant de plus près, nous constatons que nous avons été très sélectifs dans les traits de caractère que nous avons hérités de notre père ou de notre mère. Nous avons gardé que ce qui nous arrangeait. Alors pourquoi ne pas étendre ce pouvoir de sélection pour nous débarrasser de mentalités et de comportement déphasés ?

 

Bien entendu, il se peut que nos difficultés à atteindre une cible donnée viennent de contradictions intérieures. Sommes-nous certains de vraiment vouloir arriver au but que nous poursuivons, ou nous résignons-nous à contrecoeur à répondre à des attentes que l’on a décrétées à notre place. Notons que nos efforts n’auront pas été vains. S’ils aboutissent en cours de route à une prise de conscience et à un changement radical de cap, ils auront eu le mérite de mettre en évidence notre personnalité réelle et de nous aider à affirmer nos propres orientations bien plus rapidement que si nous étions resté assis, prostrés dans le doute et dans l’indécision.







Alex Blog |
Notre mariage - Il nostro m... |
L'Association des Parents d... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | CANTERBURY T@LES
| Blog du niveau intermédiaire
| Gregmontres