La recherche de nouvelles informations susceptibles d’enrichir et de corriger les visions invalides de vous mêmes

6092007

(…) N’oubliez pas que la validité consiste à vous abstenir de conclure lorsque vous ne disposez pas d’informations suffisantes et pertinentes pour le faire. Par exemple, le fait de croire que personne ne pourra jamais vous aimer sous-tend, en toute logique, que vous êtes capable de prédire l’avenir ! Vous ne disposez évidemment pas de ces informations. Vous constaterez vite qu’il est malsain de généraliser ainsi contre vous même une pareille affirmation. Il est donc plus constructif de ne pas conclure. (…)

Certaines interrogations vous serons utiles pour corriger les dimensions invalides de votre identité. Posez vous d’abord les deux questions suivantes, qui sont très importantes :

1) Ai-je plus d’avantages ou d’inconvénients à entretenir mes croyances sur moi même ?

2) Est ce que certains de mes comportements me nuisent ou nuisent aux autres ?

Ces deux interrogations générales vous aideront à savoir si vos croyances et vos comportements favorisent votre bien-être ou si, au contraire, ils détruisent votre vision de vous même. En sondant ainsi vos croyances, la remise en question vous fait un peu adopter l’attitude du scientifique qui cherche à vérifier la validité de ses hympothèses.

Les autres questions qui suivent vous permettront de savoir en quoi certaines de vos conclusions sont fausses à votre sujet.

Pour vous assurer que les informations sur vous même sont pertinentes et suffisamment nombreuses :

- Les informations dont je dispose sur moi même sont elles suffisantes pour me permettre de tirer des conclusions comme « je ne peux pas réussir » ou « telle personne ne m’apprécie pas »?

- Ces informations sont-elles pertinentes ? Autrement dit, ces informations me concernent-elles vraiment ?

- Les informations dont je dispose sur moi même me permettent-elles de tirer ma (seule) conclusion ou existe-t-il d’autres possibilités ?

Pour évaluer la validité de votre vision de vous même, vous pouvez vous concentrer sur certains aspects spécifiques :

- Mes conclusions à mon sujet me rendent-elles plus heureuse (harmonie et bien être) ou plus malheureux (autodénigrement, conflits identitaires ou conflits interpersonnels, par exemple) ?

- Ma vision de moi même est elle réaliste : décrit elle ce qui se passe vraiment dans ma vie ?

- N’y aurait il pas des distorsions dans la manière dont je tire des conclusions à mon sujet ? Si oui, existe t-il d’autres possibilités tout aussi pertinentes pour expliquer ce que je pense de moi même ?

- Ma vision de moi même se base t-elle sur des faits réels où son contenu est-il majoritairement imaginé ou ressenti (émotion) ? Par exemple, si j’ai l’impression que mon avenir sera tissé d’échecs – en amour et au travail, notamment-il s’agit d’une généralisation qui ne se fonde pas sur des faits réels.

- Mes dimensions de moi même sont elles cohérentes ? En d’autres mots, est ce que certaines dimensions de moi même en contredisentnt d’autres ? Ces dimensions sont-elles inconhérentes face à mes expériences passées ? Par exemple, si je suis persuadé de ne rien pouvoir réussir mais que j’arrive à me souvenir de plusieurs succès passés, ma conception de l’avenir ne correspond pas à mes expériences…

- La manière dont je me perçois provient-elle vraiment de moi même, de mes choix et de mes valeurs ?Provient-elle surtout des autres et de la société ? Dans ce cas, existe-il d’autres possibilités ? Si les réalisations et les standards que je privilègie sont ceux de mon entourage mais ne constituent pas pour moi une source de bien être, ils risquent de provoquer des conflits dans mon identité.

Pour remettre en question les distorsions

- Suis-je trop exigeant envers moi même (perfectionnisme) ?

- Est ce que je mets surtout l’accent sur les insatisfactions dans ma vie (sélection d’informations négatives) ?

- Ma manière de m’évaluer est-elle valide et pertinente (manque d’estime de soi, autodénigrement et généralisation) ?

- Est ce que je me préoccupe de ce que les autres pensent de moi au point de me sentir gêné et anxieux (concentration excessive sur soi même) ?

- Est ce que mes attitudes suscitent des réactions désagréables de la part des autres (orgueil, surestime de soi) ?

- Est ce que je fais toujours tourner les évènements autour de ma personne (concentration excessive sur moi même, égocentrisme) ?

- Est ce que mes réactions sont disproportionnées par rapport aux évènements (faible tolérance à la frustration, susceptibilité) ?

- Est ce que je vis de la solitude (désir d’appartenir à un groupe) ?

- Est ce que je tolère de ne pas toujours réussir et de ne pas obtenir tout ce que je veux ? Est ce que j’admets que les gens adoptent des valeurs différentes et voient les choses d’une autre manière que moi (fausses croyances sur soi même et sur la vie) ?

- Est ce que des réactions inappropriées à des situations difficiles sont devenues des habitudes chez moi (réaction de contournement) ?

- Est ce que j’ai tendance à m’affirmer contre les autres (orgueil, sur estime de soi, dépréciation des autres) ?

- Est ce que les différentes dimensions de moi même se contredisent les unes les autres ? Autrement dit, est ce que mes idéeaux, ce que je crois devoir faire et ce que je suis correspondent bien ensemble (conflit identitaire) ?

 

Source : Qui suis-je, Nicolas Sarrasin




Pourquoi nous arrive-t-il de nous faire souffrir avec nos distorsions identitaires ?

5092007

Tout simplement parce que notre cerveau nous impose les limites que voici :

 * Nous avons tendance à concentrer notre attention sur des éléments qui prouvent les croyances que nous avons à notre sujet. Par exemple, Sylvie , manque d’estime de soi, retient surtout les évènements qui lui confirment qu’elle ne vaut rien.

* A l’inverse, nous contestons ce qui ne correspond pas à notre identité et nous y portons moins d’attention. Sylvie refuse les compliments des autres parce qu’ils ne correspondent pas à l’image  négative qu’elle a d’elle même.

* Les informations qui forment notre identité sont résistances aux changement.

* Les informations qui composent notre identité montrent une tendance à rester cohérentes même lorsqu’elles sont fausses et nuisibles !

 Source : Qui suis-je, Nicolas Sarrasin




Pour vous aider à trouver les émotions

28062007

Contente,

calme

décontractée

joyeuse

Sensation de sécurité

Angoissé

optimiste

contrariée

mal à l’aise

enthousiaste

Anxieuse

pensive

satisfaite

rêveuse

Perdu

joie

désorientée

fâché,

gaie

Nerveuse

furieuse

Détendue

hystérique

colère

révoltée

abattu

Stress

agressivité

pessimiste

dégoûtée

Déprimé

peine

Solitude

malheureuse

Désespérée

isolé

triste

vidé

rejeté

négligé

Frustrée

excité

Culpabilité

Troublé

Humilié

Choqué

Impatient

honte

embarrassée

Sensation d’insécurité

Incertitude

Timide

Pression psychologique

Peur de l’avenir

Manque de confiance

Sans espoir

 

Pour vous aider à trouver les émotions dans Pour vous aider a trouver les emotions 60jv5

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Questions pour m’aider à trouver d’autres pensées

28062007

1 – Examen de la réalité

Est- ce une pensée ou un fait réel ?

Ai – je examiné la situation dans tous ses détails ?

Quels sont les faits qui me font dire ça ?

Quels sont les faits qui pourraient me faire penser autrement ?


2 – Décentration


Que penserait quelqu’un d’autre face au même événement ?

Que dirai-je à quelqu’un qui vivrait la même situation ?

Qu’en aurais-je pensé il y a 10ans ? Qu’en penserai-je dans 10ans ?

Qu’en penserai-je dans un autre lieu ?


3 – Divers :


Quelles sont les conséquences de ma manière de penser ? Quels sont mes buts ?

Quels sont les avantages et les inconvénients de cette manière de penser ?

Comment reformuler ma pensée pour qu’elle soit plus positive ?

Est-ce que je généralise ? Est ce que je personnalise ?

Est-ce que je ne vois que mes côtés faibles, oubliant mes côtés positifs ?

Est-ce que j’exagère les risques de désastre ?

Est-ce que ce que je pense est vrai, et si c’est vrai, est ce grave ?

Est- ce que ce que je pense m’aide à me sentir mieux et à être  plus efficace ?




Cotez sa peur

28062007

Premièrement, en la cotant vous pourrez constater par vous même les différences entres les chiffres notés à divers moments des crises. Vous pourrez voir que les crises n’atteignent pas toujours nécessairement un niveau super élevé et donc vous serez plus rassurés. Quand on commence a ressentir cela, on peut voir avec le temps et la compréhension de cette méthode là que l’on a moins cette envie d’échapper. Vous saurez que c’est vous et non la situation phobogène qui détermine votre peur.

 

Deuxièmement en la cotant vous transformez votre vécu en une expérience objective et vous pourrez donc a ce moment devenir non plus celui qui subit mais simplement l’observateur critique de votre peur phobique comme vous le seriez pour un autre symptôme tel la rage de dent, les maux d’estomac, de tête etc… En souffrant de maux de ventre on apprend a doser la douleur et a la finale ça ne nous fait plus peur. ça peut faire mal certes mais ce n’est plus apeurant. Quand vous contrôlez votre peur, que vous l’observez et que vous la cotez, vous apprenez à la manipuler de façon a ce qu’elle ne vous terrifie

plus autant qu’avant. En gros vous apprenez a la considérer comme une douleur qui part et revient, que vous traitez, et supporterez mieux au fil du temps et la peur (douleur) ne sera plus effrayante.

 

Barème pour coter vos peurs :  (exemple)

 

0 – relaxation :

 

Vous êtes calme, en paix, tranquille.

 

1 -  Anxiété légère :

 

des petits courants d’anxiété, un début léger de nervosité

 

2 – Anxiété faible :

 

Anxiété faible Des papillons dans l’estomac, des tensions musculaires, définitivement nerveux.

 

3 – Anxiété modéré :

 

Sensation inconfortable mais vous gardez la maîtrise de la situation, le coeur commence a battre plus rapidement, la respiration

augmente, les paumes des mains sont moites.

 

4 – Anxiété marquée :

 

Sensation inconfortable ou de se sentir flotter, le coeur bat plus vite, les muscles sont tendus, vous vous demandez si vous allez

maintenir le contrôle.

 

5 – Début de panique :

 

Le coeur bat plus fort et les battements sont irréguliers, la respiration est forcée, étourdissements, réaction à l’espace (de

flotter), une peur réelle de perdre le contrôle, l’idée de fuir compulsivement.

 

6 – Attaque de panique modérée :

 

Palpitations, difficulté a respirer, sensation d’être désorienté(e) ou d’être détaché(e), d’irréalité. c’est une panique perçu

comme une perte de contrôle.

 

7 – 10 Attaque de panique majeure :

 

Tous les symptômes du niveau 6 amplifiés, terreur, la crainte de devenir fou, folle, ou de mourir, c’est la fuite

compulsive.

 

Voilà. maintenant a vous de tenter de coter vos peur et d’observer ses fluctuations. A chaque fois qu’elle se manifestera essayé de lui donner un niveau, observez la et vous verrez qu’avec le temps, elle baissera par elle même. ça prend du temps mais ça marche




Le cerveau (”Reparer sa route de vie” Louise Reid)

28062007

Certaines entités complexes et invisibles et souvent pénibles nous empêchent de voir les signes, qui sont à la source de toutes les difficultés qui surgissent sur notre route de vie et qui se nomment EMOTIONS.

Nous pouvons trouver des milliers de prétextes à nos malaises, à notre agressivité, à nos colères ou à nos comportements inadéquats, mais la seule vraie cause de nos dérèglements intérieurs ne vient pas des autres, des évènements ou des situations.

Nos malaises relèvent toujours d’émotions pénibles qui nous habitent et avec lesquelles nous avons de la difficulté à composer.

La seule influence réelle que les évènements possèdent sur le cours de notre vie, c’est de provoquer des émotions en nous et c’est la force de ces dernières ainsi que la manière que nous avons de composer avec elles qui déterminent la présence ou l’absence de ravages sur notre route de vie.

Aucune des fessées ou des raclées reçues n’aura la capacité de créer des trous noirs. C’est la PEUR de mourir ou celle d’avoir peut-être encouru ces châtiments parce qu’il n’était pas suffisamment bon et gentil et qu’il ne mérite peut-être pas d’être aimé et heureux, qui risque de créer un précipice très profond qui coupera sa route de vie

Chacun de nous possède sa propre palette de couleurs qui fait de lui un être unique et qui est constituée des émotions ressenties à chaque instant et de la façon dont on compose avec ces dernières. Les émotions font partie intégrante de nous, au même titre que notre coeur, nos poumons, notre tête et nos membres. Il ne vous viendrait pas à l’idée de nier la présence de nos organes physiques vitaux ; pourtant, c’est ce que nous faisons la plupart du temps avec nos émotions, peut-être parce que nous ne pouvons les voir ni avec nos yeux ni avec les appareils les plus sophistiqués. »

 

 

 

Le vide intérieur :

Au cours de notre vie, même les plus équilibrés d’entre nous auront ç faire face à cette sensation de vide intérieur. Cette impression peut-être engendrée par un évènement imprévu qui provoque en nous un choc et qui nous fait nous demander si nous aurons les forces nécessaires pour affronter la situation. (ex : décès d’un proche, séparation, catastrophe naturelle…)

Dans de telles situations, le sentiment de vacuité se résorbe parfois de lui-même, à mesure que nous retrouvons nos moyens habituels de fonctionnement, mais il peut aussi s’installer de façon permanente et nous paralyser partiellement ou complètement. Dans ce dernier cas, nous aurons possiblement besoin d’aide pour reprendre conscience de nos capacités et ressentir de l’estime pour nous-mêmes.(…)

(…) Notre cerveau a parfois de la difficulté à distinguer le réel de l’irréel, le concret de l’abstrait. Pour lui, le vide intérieur qui nous submerge et nous fait voir le trou noir est exactement semblable à ce vide que l’on vient d’imaginer sur une route. Les deux lui apparaissent comme extrêmement dangereux pour notre survie et il réagit de la même manière dans les deux cas en nous poussant à freiner et à nous arrêter. Dans la vie réelle, un simple coup de frein pourrait nous sauver la vie. Dans notre vie émotive et psychologique, le système de freinage pourra ressembler à du trouble panique, à de l’agoraphobie, à de la phobie sociale, à des comportements compulsifs, à de la dépression, au burnout, au syndrome de fatigue chronique ou au stress post-traumatique qui, tous, à leur manière, servent à nous immobiliser, à nous empêcher d’avancer.

Nous trouverions normal de nous arrêter devant un tronçon de route effondré car nous pourrions voir le vide qui nous fait face. Lorsque le sentiment de vide intérieur nous submerge, nous ne sommes pas conscients de ce qui nous arrive et du trou noir devant lequel nous nous trouvons alors. Notre cerveau réagit normalement pour nous protéger, mais comme nous ne pouvons comprendre les signaux d’alarme qu’il nous envoie alors et les réactions qu’ils nous pousse à adopter, nous les trouvons anormaux. » (…)

« (…) Il nous faut obligatoirement prendre conscience de la présence du vide intérieur et de toute la place qu’il occupe, car il est à la base de chacun des troubles anxieux. (…)

 

Le cerveau :


(…) Notre cerveau est composé de milliards de neurones, qui sont de petites cellules nerveuses. Celles-ci sont reliées entre elles par des synapses, ces petits relais « électriques » qui permettent de faire passer le courant entre les neurones. Chacune des activités de notre cerveau est régie par la réunion de centaines voire de milliers de neurones qui s’amalgament de telle ou telle manière pour pouvoir effectuer une tâche, imprimer un souvenir, intégrer un apprentissage ou toute autre activité. Bien sûr, il nous est impossible de savoir le nombre de neurones utilisés chaque fois ou à quel endroit notre cerveau emmagasine chacune des informations mais notre cerveau, lui le sait.
A moins qu’un accident ne vienne détruire certaines de ses fonctions, il se souvient toujours de l’endroit où il peut retrouver ces informations, même des années plus tard. C’est une machine absolument géniale. »

(…) C’est la grande polyvalence qu’il manifeste en nous permettant d’effectuer plusieurs activités à la fois. Par exemple, nous pouvons laver la vaisselle tout en fredonnant une chanson, en pensant au menu du prochain repas et, pourquoi pas, en effectuant quelques pas de danse. (…)

(…)  Il fait de preuve de cette même polyvalence dans le secteur psychologique. Alors que notre esprit est occupé à une activité consciente (magasiner, travailler, regarder les gens ou l’environnement, etc.), notre cerveau travaille également à d’autres niveaux. Il se peut qu’en même temps que nous effectuons l’activité, notre esprit soit traversé, pendant une seconde, par la pensée que nous sommes bien seuls et démunis face à certaines difficultés.

Sans même en être conscients, nous pouvons, à cet instant, être submergés par un grand sentiment de vide. Un tel scénario se déroule extrêmement rapidement sans que nous le ressentions, car notre esprit conscient est alors occupé à autre chose.
Cependant, si notre cerveau ressent un vertige face au vide qu’il a perçu et qu’il croit qu’il y a danger pour notre survie, il peut se placer en situation d’urgence en libérant un surplus d’adrénaline afin que nous soyons prêts à réagir. Notre coeur se met alors à battre la chamade et notre respiration s’accélère, d’où un fort surplus d’air dans notre cerveau, surplus qui risque de produire des étourdissements. Alors qu’il n’y avait aucun danger conscient quelques secondes auparavant, voilà que nous nous croyons soudainement menacés de faire une crise cardiaque, de nous évanouir ou de mourir. Il y a vraiment de quoi paniquer.

Toute personne qui souffre de panique et de phobies diverses s’est dit un jour : « je sais, avec ma tête, qu’il n’y avait pourtant aucune raison de paniquer mais c’était plus fort que moi. » Elle a en partie raison. Il n’y avait aucun motif dont elle puisse être consciente à ce moment-là, mais comme nous venons de le voir, ce n’est pas sans raison qu’elle a paniqué. Son cerveau effectuait plusieurs activités simultanées.




Les croyances qui posent problèmes

28062007

L’homme qui croit avoir tout vu et tout compris s’enferme dans une boîte qui n’est qu’un infime sous-ensemble du monde tel qu’il est. Ses activités deviennent mécaniques et stéréotypées. Il ne s’autorise à emprunter que des chemins battus et à n’utiliser que celles de ses capacités dont il est bien certain. Se limitant lui-même et fermant la porte à la nouveauté, il perd goût à la vie, devient rapidement victime de l’ennui, de la lassitude et sombre dans la déprime.

 

 Exemple :

Je dois obtenir l’approbation de tous les gens qui comptent pour moi

Je dois me montrer compétent et apte à réussir, au moins dans un domaine

Certaines personnes sont mauvaises. Elles doivent être blâmées et punies pour  leur méchanceté

Si les choses ne vont pas comme je veux, c’est insupportable, épouvantable, catastrophique

Mes humeurs sont le fruit de facteurs externes ; je n’ai pas le pouvoir de les modifier

Je dois nourrir des inquiétudes pour tout ce qui est, paraît ou peut devenir dangereux et menaçant.

Il est plus facile de fuir les difficultés et d’abandonner mes responsabilités que d’y faire face

Je suis entièrement tributaire de mon passé pour mes sentiments et mes comportements actuels.

Je devrais toujours pouvoir modifier les choses qui me déplaisent

Le bonheur peut-être atteint sans se donner de mal, par l’inaction et la paresse




La confrontation, Lucien Auger

28062007

Une fois que l’émotion et les idées qui la causent sont identifiées, elle consiste essentiellement à se poser toujours la même question. « Où est la preuve que cette idée est vraie, fausse ou douteuse » ?

 

Si vous croyez que l’idée est vraie, comment pouvez-vous le prouver ? Vous ne le pouvez pas ? L’idée est donc fausse ou douteuse. En effet, une idée vraie est une idée qu’on peut démontrer. De même pour une idée dite fausse. Si la démonstration est impossible dans l’un comme l’autre cas, l’idée demeure douteuse.

 

Dans le cas de l’anxiété, cette question se divise en deux parties. La première porte sur la probabilité du danger et la seconde sur ses dimensions.

 

 

 

La confrontation consiste essentiellement à :

 

1)      mettre en doute les idées qui causent l’anxiété.

 

2)      à se forcer à apporter des réponses claires nettes et réalistes.

 

3)      A se répéter et à se démontrer à nouveau ces réponses pour les ancrer et les rendre habituelles

 

4)      A passer aux actes appropriés en fonction de ces réponses.

 

Dans le cas de l’anxiété, cette question se divise en deux parties. La première porte sur la probabilité du danger et la seconde sur ses dimensions. Quelques exemples rendront cela plus concret:

 

PREMIER EXEMPLE

ÉMOTION:  

« Je ressens de l’anxiété lors d’un orage, alors que je suis chez moi. »  

 IDÉES :

1. « Un éclair peut me frapper et me tuer. »
2. 
« Je ne peux rien faire pour empêcher la chose. »

 CONFRONTATION DE L’IDÉE 1:

a) « Jusqu’à quel point est-il probable qu’un éclair me frappe? »
b)
« Si un éclair me frappe, que peut-il m’arriver de pire? »

RÉPONSES:   

a)« Très peu probable. »
b)
« J’en mourrais sans doute. »

 CONFRONTATION DE L’IDÉE 2:

« Jusqu’à quel point suis-je incapable de me protéger contre ce danger? »

RÉPONSE:

« Je n’ai qu’à demeurer à l’intérieur pendant l’orage. »

 SYNTHÈSE:

« Pendant l’orage, je n’ai qu’à rester à l’intérieur et, ainsi, je ne cours à peu près aucun danger sérieux. » Idée à ancrer par la répétition et la redémonstration.

Passer aux actes.

 

DEUXIÈME EXEMPLE:

ÉMOTION: 

« Je ressens de l’anxiété à propos d’une réunion au bureau. »

IDÉES:

1.  « Si on m’intéroge, je ne saurai que répondre et j’aurai l’air d’un       imbécile. »
2.  « Je ne peux rien faire pour prévenir ce danger. »

CONFRONTATION DE L’IDÉE 1:

a) « Jusqu’à quel point est-il probable qu’on m’interroge? »
b) « Si on m’interroge et que je ne sais pas quoi répondre, que peut-il m’arriver? »

 RÉPONSES:

a) « C’est possible, mais assez peu probable. »
b)
« Si je ne sais pas quoi répondre, je n’ai qu’à me taire. Il ne peut rien m’arriver de grave. »

 CONFRONTATION DE L’IDÉE 2:

« Jusqu’à quel point suis-je incapable de prévenir ce « danger »? »

 RÉPONSE:

« Je peux tenter de me préparer à cette réunion et tenter de prévoir les questions qu’on pourrait me poser. »

 SYNTHÈSE:  

« Il est possible qu’on m’interroge, mais je peux me préparer à répondre. Si je n’y arrive pas, je n’en mourrai pas. » Idée à ancrer par la répétition et la redémonstration. Passer aux actes.

 




Les déformations du raisonnement (”Pensez positif” Philippe Brinster)

28062007

Il existe des formes bien précises de déformation de la représentation mentale de la réalité, des pièges dans lesquels s’enferrent les personnes qui sont vulnérables, que ce soit de manière chronique ou passagère.

Toujours est-il qu’au lieu de nous servir, ces automatismes sont une entrave majeure à notre sérénité. Ils amplifient le malaise auquel nous sommes confrontés et peuvent nous déstabiliser. Cette liste est très importante : elle couvre la plupart des difficultés d’adaptation à la réalité

La radicalisation

 

La généralisation

 

La sélectivité négative

 

L’auto dépréciation 

 

L’interférence

 

L’émotivité

 

Normes et exigences 

 

L’étiquetage

 

La personnalisation

 

 

 


La radicalisation : 

 

Voir tout en noir ou en blanc


ex : Une femme qui fait un régime strict (pas de gâteries etc.)… Un jour, elle craque, elle va manger une crème glacer.

Elle se dit : « Ça y est ! Je viens de foutre mon régime en l’air ! »

Cette idée dévastatrice l’a plongée dans un tel tourbillon d’écoeurement et de rage qu’elle a ingurgité le reste du pain de crème glacée (…)

Certains peuvent objecter qu’il est humain de faire des excès de temps en temps. Ça permet de se défouler. Ce serait triste d’agir toujours de manière raisonnée. De toute manière, c’est plus fort que nous et on ne peut pas le contrôler.

Est-il triste d’agir de manière raisonnée ? Si l’on entend par là l’installation d’une espèce  de gendarme intérieur qui vérifierait que tout ce que l’on fait est juste est bon, certes, ce serait très très triste, invivable même.

 

 2 – La généralisation :

 

Dramatiser une contrariété ordinaire dont on se sent trop souvent la victime

(utilisation d’adverbes comme « toujours » et « jamais »)

Ex : Un jour Pierre sortait d’un rendez vous infructueux (un de plus !), il vit le pare-brise de sa voiture fraîchement décoré d’une crotte d’oiseau.

« C’est bien ma veine – fulmina-t-il-, il faut toujours que les oiseaux viennent déféquer sur ma voiture ! ».


 3 – La sélectivité négative :

Ne retenir que le côté négatif des choses ou bien minimiser le positif et amplifier le négatif.

Ex : Le jardin ensoleillé est fréquenté par quelques couples et badauds nonchalants. Serge : « pauvres gens. Abrutis par la pollution et le béton omniprésent. Dès qu’ils ont un moment de libre, ils sautent sur le premier carré de gazon qui se présente »

Pierre dit : « J’aime ces parcs et jardins où des gens qui ne se connaissent pas se mélangent et se croisent si aimablement. La ville a bien du mérite d’entretenir les espaces verts gratuits aussi proprement. »

Au restaurant, Pierre apprécie l’ambiance, l’empressement des serveurs, la qualité de la cuisine qu’il déguste sans ménager ses compliments. Serge n’a que des critiques pour la lenteur du service et aucun des plats proposés ne trouve grâce à ses yeux.

Le reste de la journée se poursuit sur le même ton pour les deux personnages qui continuent  percevoir la vie chacun à sa façon. Et quand le soir Serge confie sur un ton misérable qu’il est persuadé qu’il ne pourra jamais trouver une journée plus triste et ennuyeuse que celle qu’il vient de passer, Pierre ne peut s’empêcher de voler à son secours : « Mais si, mais si, tu verras, c’est tout à fait possible. »

Nous sélectionnons, nous filtrons en fonction de notre humeur du moment. Le pessimiste est celui qui retient les détails négatifs d’une situation, les aspects qui viennent conforter les thèses défaitistes qui confirment sa vision sombre de l’existence. Il les amplifie et occulte ou réduit arbitrairement l’importance de tout le reste. Il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre 

 

 4 – L’auto dépréciation :

 

Nos qualités, nos atouts, nos succès n’ont aucune valeur. Ils ne servent à rien.

(…)Le fait de se dévaloriser fréquemment correspond à une sélectivité négative dirigée vers soi. (…) Cette incapacité à apprécier à leur juste valeur nos qualités et nos accomplissements est très pesante. Elle nous pousse à rester constamment en retrait, à subir notre vie plutôt qu’à en être l’architecte.

Je dirais à ceux qui se reconnaissent dans les descriptions peu flatteuses qui précèdent : « ne vous laissez pas intimider par des modèles tout faits. Acceptez votre position sans culpabilité. « Le chemin de chacun est unique et particulier. Vous n’avez rien en moins ni en plus que quiconque. Écoutez votre coeur, conduisez votre vie en votre âme et conscience. »


 5 – L’interférence :



a) Lire les pensées d’autrui
b) Prédire l’avenir
c) Opérer des déductions prématurées

 

On entend par là le fait de construire des hypothèses, des scénarios, d’émettre des conclusions, des déductions, des spéculations qui relèvent de l’arbitraire, et d’y croire suffisamment pour que cela influe sur nos décisions.

a) Lire les pensées d’autrui :  

Il est très facile de prêter aux autres des sentiments, des intentions, des pensées à partir d’intuitions souvent alimentées par nos propres peurs. (…)
(…) Elles sortent leurs antennes toutes grandes et interprètent le moindre signe : gestes, mouvements, paroles, expressions faciales. Comme elles sont sous tension, leurs déductions sont particulièrement déformées par leur émotivité.  Bien malgré elles, elles utilisent les indices que leurs sens collectent pour accréditer leurs craintes, leurs inquiétudes ou leurs espoirs (…)

Toutes les phobies sociales sont marquées par ce syndrome. (…) Ces personnes ont besoin de l’estime et de l’approbation des autres pour exister, pour se sentir en sécurité.

b) Prédire l’avenir :

Le travers dont il est question est l’anticipation anxieuse d’évènements à venir déplaisants. Soit que nous traversions une période de doute et d’incertitude qui nous fait pressentir de mauvaise choses, soit que nous nous apprêtions à traverser de manière ponctuelle des épreuves dont l’issue ne tournera pas à notre avantage.

ex : « je suis sûr qu’il va oublier de m’appeler demain »
« Je vais tomber dans des bouchons interminables »
« A quoi bon lui demander, il n’acceptera jamais »

c) Faire des déductions hâtives :

L’anticipation d’évènements néfastes nous conduit à trouver des indices tangibles que nous agençons de manière à prouver que nos craintes sont justifiées.

(…) Il n’est pas gênant d’avoir des prémonitions et de se tenir en alerte parce que tel ou tel signe semble abonder dans ce sens. Mais une position équilibrée consiste à considérer que cela ne fait au mieux qu’augmenter les probabilités que les choses vont mal tourner. L’éventualité d’une issue différente ne doit pas être totalement écartée.(…)

ex : « si ma douleur n’a pas disparu avant ce soir, c’est que ça doit être très grave. »
« Si je ne touche pas le tiercé ce mois-ci, ça prouvera bien qu’on m’a jeté un mauvais sort. »

 6 – L’émotivité :



Projeter nos états d’âme sur la réalité

Prendre nos émotions pour de la réalité.

Ex : Si nous sommes terrorisés à l’idée de monter dans un avion, nous en concluons que les avions sont forcément dangereux. Si nous nous sentons en colère, c’est la preuve que l’objet de notre colère est en train de nous gruger. Cette déformation du jugement est souvent reliée à la manie de tirer des conclusions hâtives.


 7 – Normes et exigences :



S’arc-bouter sur comment les choses doivent être ou se passer (« il faut que », « devrait »).

La société nous inculque des normes et des règles (…) Le respect de ces règles n’étant pas un fait acquis, des sanctions existent pour punir ceux qui s’en écartent et les ramener dans le droit chemin. (…)

(…) Des automatismes, des réflexes se mettent en place, ainsi qu’un censeur intérieur, digne représentant des autorités qui nous ont inculqué les bonnes manières et dont on peut entendre la voix si l’on y prête attention.
Or, bien que l’utilité de ces normes paraisse évidente pour tous ceux qui sont partie prenante d’une société qui en contrepartie leur apporte confort et prospérité, il y a de nombreuses occasions où la vie – qui n’a que faire des conventions humaines, donne un coup de pied dans la fourmilière et bouscule l’ordre établi.
Même les meilleurs trains arrivent parfois en retard, une bonne éducation ne garantit pas l’avenir d’un enfant (…)

(…) Le problème soulevé est celui des personnes qui n’ont aucune emprise sur les évènements qui les dérangent et qui se laissent ronger par l’amertume, l’hostilité et le ressentiment.
Leur coeur est tourmenté par ces sentiments, leur esprit encombré par des récriminations acerbes qui s’expriment par des formules du genre :

« Ça ne devrait pas exister ; les choses auraient dû se passer autrement. Untel aurait dû faire quelque chose. »

La tendance à exiger que les choses soient conformes à nos attentes peut aussi se manifester vis-à-vis d’éléments à venir. Dans ce cas, on s’attache à définir des objectifs, des résultats à atteindre impérativement. Il n’y a pas d’alternative.

ex : « Il faut que je perde  kilos »

La consonance du mot faut dans « il faut » m’a souvent penser au mot « fouet ». On fouette la bête (soi-même ou les autres) pour la forcer à atteindre tel ou tel objectif.

Appliquée à soi, cette forme de violence n’est-elle pas révélatrice d’un combat intérieur que l’on voudrait taire ?
Oui, c’est un fait. On se fait violence, on se force à accomplir quelque chose lorsqu’une partie de nous-même n’est pas d’accord, pointe dans une autre direction, et que nous refusons de l’entendre.

Pouvons nous nous satisfaire longtemps d’une sérénité de surface alors qu’à l’intérieur règne la division ?

 

8 – L’étiquetage :


Cataloguer les personnes en fonctions de certains de leurs actes et de leurs comportements


Il est abusif de considérer quelqu’un comme un « salaud », un « bon à rien », un « idiot », un « monstre » . Indépendamment des actes qu’ils accomplissent et qui peuvent parfois nous nuire, les être humains conservent cette qualité intrinsèque d’être et de demeurer avant tout des humains. Les enfermer dans des rôles peu flatteurs du fait d’activités ponctuellement répréhensibles (aussi fréquentes puissent-elles être) ruine toutes les chances que nous avons d’établir avec eux un dialogue constructif et de garder le contact. Comme dit l’adage biblique, haïr le péché mais pas le pécheur.

(…) Cataloguer quelqu’un en fonction de faits, gestes ou paroles détestables, c’est l’inviter inconsciemment à répéter ce scénario.
j’ai horreur des serpents parce qu’ils me font peur. Je suis terrorisé à l’idée qu’un jour l’un d’entre eux puisse me piquer. Mais il ne me viendrait pas à l’idée de leur vouloir du mal. Je prends mes précautions pour ne pas les mettre en position de me blesser.
En dehors de cela, je les considère comme des créatures aussi dignes de respect que n’importe quelle autre.

9 – La personnalisation :



Mettre toute la responsabilité d’un problème sur le dos d’une seule et même personne. 


a) C’est de ma faute :

Lorsque des problèmes se présentent, croire de manière injustifiée qu’on en est la cause. On peut n’avoir eu qu’une part infime de responsabilité dans la situation, on n’en pense pas moins qu’en réalité, c’est de notre faute si cela à mal tourné. Pire, notre existence, notre présence même sont une garantie d’échec.

b) Trouver un bouc émissaire :

Se sentir responsable engendre une forte baisse de l’estime de soi, la culpabilité, la honte, des sentiments d’infériorité et d’incompétence.

Rejeter la faute sur autrui engendre la haine, l’agressivité, l’intolérance. C’est une manière réductrice mais bien pratique de se débarrasser du fardeau d’un problème qui nous dépasse (…)




Changer pour apaiser son anxiété

28062007

L’erreur à éviter, c’est de se croire totalement impuissant face à elle, car comme toute émotion elle est tributaire d’un langage intérieur que l’on peut apprendre à moduler.

 

Les anxiétés à combattre sont celles qui perturbent trop notre existence par leur intensité traumatisante ou par une durée que rien ne justifie. Elles sont fondées sur une perception confuse et dénaturée des dangers réels à affronter, mais elles cèdent rapidement le pas dès que nous consentons à un effort de lucidité.

 

 

 

Voici quelques conseils pratiques :

 

Ne pas rester dans le flou. Se demander ce qui nous angoisse exactement. L’objet de notre crainte est-il incontournable ou y a-t-il au contraire moyen de l’esquiver, de diminuer le danger qu’il représente ? Si tel est le cas, ne restons pas plantés à ne rien faire, prenons rapidement toutes les dispositions qui nous mettrons à l’abri. Dans le cas où on ne peut y échapper, nous pouvons passer en revue tous les désagréments qu’on peut en attendre et se demander : « Est-ce aussi horrible et catastrophique que je l’imagine ou ne serait-il pas plus exact de dire que c’est uniquement pénible ou désagréable – un mauvais moment à passer ? »  Ne sous-estimons pas l’impact des termes que nous utilisons pour nous représenter la situation. Ces mots sont le reflet de nos croyances anxiogènes ; il est recommandé de les ajuster le plus possible à la réalité.

 

Si, comme c’est souvent le cas, il n’existe qu’une faible probabilité que nous soyons victime de ce danger, acceptons-en le risque une fois pour toutes, prenons toutes les précautions possibles pour passer à côté et pour remédier aux désagréments qu’il peut nous occasionner . Cela fait, cessons de l’anticiper, de le contempler, car une telle fixation ne fait qu’augmenter les chances qu’il nous frappe.

 

Si l’épreuve à venir nous paraît intolérable, reportons-nous à l’analyse de la croyance n°4. La pire des choses qui puisse nous arriver, c’est de mourir. C’est pourtant la seule chose à laquelle nous puissions être certains de ne pas échapper un jour ou l’autre. Tout le monde y passe. Je vous accorde que ça n’a pas l’air très agréable, mais ça ne devient vraiment insoutenable que si nous refusons d’admettre qu’elle est inéluctable.

 

L’inquiétude est un venin qui empoisonne l’existence. La vie est déjà assez difficile, pourquoi la rendre encore plus pénible par des tracas superflus ? A moins que nous fassions partie de ceux qui croient que l’inquiétude les protège de l’adversité, qu’il est dangereux de ne pas se faire du souci. C’est bien souvent l’inverse : plus nous redoutons quelque chose, plus nous créons les conditions favorables à son apparition, comme si nous l’attirions. Se faire du mauvais sang entame à la longue la vivacité dont nous avons besoin pour affronter les épreuves ; la fatigue nerveuse nous rend plus faible et vulnérable;

 

Notre angoisse porte-elle sur ce que les autres vont dire ou penser de nous ? Mais que pourrait-il bien se passer de si terrible si, comme nous le craignons, ils en venaient à se répandre en injures contre nous ou à faire courir sur nitre dos les rumeurs les plus sordides ? Leur estime et leurs approbations nous sont-elles indispensables ? Si nous pensons que oui, demandons-nous ce qu’il nous arriverait de si dramatique au cas où ils nous en priveraient ? Qu’en faisons-nous actuellement pendant que nous en bénéficions ?

 

Souvenons-nous que le monde change et que nous changeons aussi. Il se peut que certaines de nos craintes aient été justifiées par le passé, mais le sont-elles encore ? Est il raisonnable par exemple de continuer à avoir peur à 30 ans des réactions de votre père sous prétexte que les fessées qu’il nous administrait enfant vous donnaient des cauchemars ?

 

Le sage indou Sri Aurobindo disait : Le plus important dans ma vie, ce n’est pas mon hérédité ; celle-ci ne me fournit que des occasions ou des obstacles, du matériel bon ou mauvais et il n’a aucunement été prouvé que je puise tout à cette source. Ce qui est suprêmement important, c’est ce que je fais de mon hérédité et non pas ce que mon hérédité fait de moi.

 

Rares sont ceux qui ont le courage de remettre en question leurs certitudes, leurs habitudes, de réactualiser leur carte du monde. C’est pourtant à ce prix que se trouve la clef du changement, et non pas l’inlassable exploration des blessures du passé ou l’expression de violentes réactions aux aigreurs refoulées, même si ces pratiques peuvent parfois apporter un certain soulagement.

 

Allons donc, ces choses perdurent que parce que nous continuons à leur accorder la part belle. D’ailleurs en y regardant de plus près, nous constatons que nous avons été très sélectifs dans les traits de caractère que nous avons hérités de notre père ou de notre mère. Nous avons gardé que ce qui nous arrangeait. Alors pourquoi ne pas étendre ce pouvoir de sélection pour nous débarrasser de mentalités et de comportement déphasés ?

 

Bien entendu, il se peut que nos difficultés à atteindre une cible donnée viennent de contradictions intérieures. Sommes-nous certains de vraiment vouloir arriver au but que nous poursuivons, ou nous résignons-nous à contrecoeur à répondre à des attentes que l’on a décrétées à notre place. Notons que nos efforts n’auront pas été vains. S’ils aboutissent en cours de route à une prise de conscience et à un changement radical de cap, ils auront eu le mérite de mettre en évidence notre personnalité réelle et de nous aider à affirmer nos propres orientations bien plus rapidement que si nous étions resté assis, prostrés dans le doute et dans l’indécision.







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