Les fruits amer de la dévalorisation

5 09 2007

Les personnes qui ne s’aiment pas entretiennent deux visions oppossées d’elles mêmes. La première nourrit le mépris de soi et un sentiment d’inferiorité, engendrant un malaise profond qui est à l’origine de la seconde façon de se percevoir.

La seconde vision de soi est en quelque sorte un moyen de défense visant à compenser les lacunes de la première. Elle implique des images positives puissantes, comme la grandeur et l’efficacité, qui s’opposent aux jugements défavorables de la vision de soi négative. Plus l’estime de soi est faible, plus les images produites pour la compenser sont extrêmes et positives. Par exemple, une personne qui se croit foncièrement incompétente peut imaginer réaliser facilement de grandes choses.

A force d’opposer des images aussi contradictoires, le contenu de l’indentité finit par être confus. En effet, comment peut on se croire hautement estimable si l’on est convaincu de ne rien valoir ? La confusion s’installe et impose à l’esprit des pensées négatives. Ces pensées sont des sources d’anxiété et de sésorganisation, suscitant de nouvelles évaluations négatives de soi. Le déséquilibre vient du fait que les deux visions de soi s’opposent sans cesse. Cette confusion n’aide guère à savoir qui l’on est vraiment.

Les personnes qui se dévalorisent possèdent généralement une identité imprécise et instable, particulièrement en ce qui concerne leurs quaités. Elles ne savent pas précisément qui elles sont ni ce qu’elles désirent. Elles ignorent ce qu’elles peuvent accomplir parce qu’elles ont réduit leur identité à quelques conclusions simplistes et négatives.

Cette image de soi suscite des émotions comme la tristesse et l’agressivité qui entretiennent l’état désagréable de la confusion.

Pour remédier à ce déséquilibre, nous devons d’abord tenir compte de notre besoin fondamental de nous faire une opinion sur tout, même sur nous mêmes. Nous concluons souvent trop vite à notre sujet, même lorsque nous n’avons pas suffisamment d’informations pour le faire. Une personne qui se dévalorise trouve très désagréable le fait de ne pas tirer de conclusion à son sujet ; elle préfère savoir à quoi s’en tenir même si sa conclusion est fausse et la fait souffrir !

(…) Le meilleur moyen de combattre la tendance à nous dévaloriser consiste à privilégier des conclusions plus valides à notre sujet.(…) Il vaut parfois mieux ne pas nous faire d’opinion plutôt que de nous dévaloriser ! (…)
Source : Qui suis-je ? Nicolas Sarrasin

 


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